Archives du mot-clé objectif

Qu’est-ce qu’il nous faut pour réussir ?

Avez-vous déjà pensé à vos habitudes ? Avez-vous déjà observé si elles sont productives ou contre-productives ? Est-ce que votre comportement vous apporte les résultats que vous souhaitez ?

Voici une vidéo qui résume le livre de Stephen Covey : Les 7 habitudes pour tout réussir. Dans ce livre, il parle des habitudes ou comportements fondamentaux  pour être efficace et réussir dans tout ce qu’on entreprend.

L’impact des habitudes

Nous sommes le résultat de nos habitudes. Ces sont nos habitudes qui façonnent notre avenir. 

Pour créer une habitude il faut de la discipline, de la régularité et des objectifs. Voici cinq astuces pour changer ou intégrer une nouvelle habitude dans le quotidien :

1. Réservez un temps pour votre nouvelle habitude et faites-la tous les jours au même horaire

Établissez une routine constante. Mais il faut toujours avoir une récompense, une sensation quelconque de plaisir à la fin.

Dans notre cerveau, les habitudes s’établissent au niveau des ganglions de la base (une région juste au-dessous du cortex cérébral) à travers le circuit de la récompense. Ce circuit  est le même qui se met en place dans le processus d’addiction et se caractérise par :

indice → rituel (répétition) → récompense  

Par exemple, si vous voulez prendre l’habitude de faire une activité physique tous les matins. Donc, l’indice c’est « se lever le matin ». Il faut créer le rituel, c’est-à-dire, se lever à-peu-près à la même heure et faire son activité. Juste après, il faut donner à votre cerveau une récompense, qui peut être, par exemple, un bon petit déjeuner (ou n’importe quelle autre chose que vous fasse plaisir). Une fois que l’habitude est installée, on n’a plus besoin de la récompense.

B. Soyez régulier pendant un temps suffisamment long

Pour créer une habitude il faut que vous parveniez à maintenir la discipline pendant un temps suffisamment long. Il y a des études disant que le temps nécessaire pour intégrer une nouvelle habitude est d’environ 21 jours, d’autres disent 30 jours. Faite le teste. Défiez-vous.

C. Entraînez votre cerveau et votre capacité de changement

Déterminez certains jours de la semaine pour entraîner le côté de votre cerveau qui n’est pas prédominant. Par exemple, si vous êtes droitier, ces jours-là vous allez essayer de tout faire avec la main gauche : se brosser le dents, prendre quelque chose, utiliser la souris de l’ordinateur, écrire, entre autres. Si vous êtes gaucher, vous allez entraîner la main droite.

Changez quelque chose tous les jours. Changez le chemin que vous faites pour aller au travail ; marchez de l’autre côté de la rue ; mangez des choses différentes ; faites au moins une chose autrement que d’habitude ; essayez d’apprendre au moins une nouvelle chose chaque jour.

Faites une activité créative. Écoutez ou faites de la musique, peignez, dessinez, faites des photos, écrivez. Trouvez votre voie pour développer et nourrir votre capacité créative.

D. Etablissez des objectifs à court, moyen et long terme

Réfléchissez au sens de votre vie. Essayez de vous projeter et demandez-vous où et comment vous voulez être d’ici 3 mois, 6 mois, 1 an, 5 ans… Avoir des objectifs nous permet d’être plus focalisé, de canaliser notre énergie dans la direction que l’on souhaite et de se auto-motiver. Néanmoins, on doit développer la capacité de profiter et tirer de plaisir tout au long du chemin. Il n’existe pas de « bonne » ou « mauvaise » habitude par défaut. Une mauvaise habitude est simplement celle qui va à l’opposé des nos objectifs dans la vie. De même, une bonne habitude est celle qui est en cohérence avec nous et nous mène vers où on veut aller.

E. Efforcez-vous sans forcer

Pour intégrer une nouvelle habitude de manière efficace, il faut qu’elle vous procure du plaisir. Ainsi, ne tombez pas dans le piège du tout ou rien. Il vaut mieux en faire peu, mais l’assurer avec plaisir et sans stress, de façon régulière, que d’en faire beaucoup un jour et rien le lendemain. Planifiez ce que vous pouvez vraiment faire.

(Extrait du livre « Et si le corps avait son mot à dire » de Renata Coura)

Tout le monde meurt, mais ni tout le monde vie

Une très bonne réflexion à faire, mais aussi la propulsion pour donner le premier pas envers la vie !

 

Happiness is an inside job

Quel est le sens de votre vie ? Quel est votre objectif dans la vie ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Avez-vous déjà réussi à trouver la réponse ?

La plupart d’entre nous donnent une réponse presque automatique à la question : « être heureux ».

Mais que signifie vraiment être heureux pour vous ?

Un grand nombre de personnes passent toute leur vie sans plaisir et sans se faire du plaisir. Elles ne parviennent pas à saisir les bons moments ni à profiter de l’instant présent. Elles sont trop focalisées sur leur but d’être heureux…plus tard. Elles travaillent fort. Elles sacrifient leur vie et celle de leur famille. Elles cherchent à construire pour pouvoir en profiter…plus tard. Mais, souvent, le moment venu, elles n’ont plus de temps pour être heureux… plus de santé, plus d’énergie… Et là elles se rendent compte que la chose la plus précieuse est passée inaperçue et ne peut plus revenir en arrière : le temps.

Le temps passe très vite, souvent inaperçu, lorsque l’on n’est pas capable de vivre et de tirer plaisir de chaque instant…même dans les situations les plus simples. Qu’est-ce que le bonheur, sinon la somme de tous les bons moments vécus et partagés ? Comment vouloir être heureux à la fin, si on n’a pas collectionné de petits moments heureux tout au long de la vie ? Comment être véritablement heureux si on ne se donne pas du temps pour soi-même et si on ne donne pas du temps ni d’attention aux personnes qui nous entourent ? Être heureux c’est aussi savoir montrer nos bons sentiments et transformer les sentiments moins bons en quelque chose de constructif. C’est apprendre à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie.

En effet, le bonheur ne devrait pas être vu comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Le vrai bonheur est un travail intérieur. C’est un choix de tous les jours, de chaque instant. Le bonheur est une manière de percevoir le monde et d’interpréter nos perceptions. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, nous ne pouvons pas toujours choisir ce que nous ressentons. Mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons les interpréter. Et au final, tout est une question de perception et d’interprétation.

10013331_10201464139994144_284035177_n

Nous avons tous une vision du monde qui est basée sur l’ensemble des expériences vécues dès notre plus jeune âge. Cette vision du monde détermine d’une part notre perception automatique et inconsciente des choses, d’autre part l’interprétation qu’on lui donne. Puis, notre comportement est formulé à partir de cette interprétation, qu’il soit automatique ou conscient. Comme toute action engendre une réaction, le comportement adopté va déclencher une réponse chez l’autre et cette nouvelle expérience va souvent renforcer notre vision du monde. Autrement dit, notre cerveau passe son temps à essayer de prouver qu’il a raison et que notre vision du monde est correcte. Lorsque que l’on rentre dans cette boucle, notre communication et, par conséquent, nos relations interpersonnelles, sont dénaturées et moins efficaces. Ainsi, la clé d’une bonne communication et interaction sociale est dans la capacité à prendre du recul face à nos perceptions, à remettre en question notre vision du monde, et à choisir l’interprétation que nous allons adopter et qui ira par la suite orienter notre comportement.

Tout cela paraît évident sur le principe, mais la pratique n’est pas aussi facile. Il est vrai que certaines personnes ont une capacité innée de se mettre à la place de l’autre, de se focaliser sur les aspects positifs des gens et des situations et d’assumer un rôle de maître de soi-même et de sa vie. Mais la bonne nouvelle c’est que cela peut aussi être entrainé et développé. Tout d’abord, il est nécessaire de développer connaissance de soi, de manière à connaître ses conditionnements et à identifier ses vraies valeurs et besoins. Ainsi nous pouvons prendre des décisions cohérentes avec nos valeurs, plutôt que de simplement suivre ce qui nous est imposé par la société ou par nos propres automatismes.

De plus, il est important de comprendre que nous pouvons nous construire et construire la réalité autour de nous comme nous le souhaitons. Assumer un rôle d’acteur dans la vie et dans la construction de sa meilleure version est une des clés fondamentales pour l’épanouissement de l’individu. Par ailleurs,  le raffinement du comportement est aussi au cœur de la qualité de vie, de la performance et de l’accomplissement. Cela implique, entre autres choses, cultiver un comportement éthique et responsable vis-à-vis de la société et de l’environnement, ainsi qu’entretenir des relations humaines basées sur la générosité, le raffinement, l’élégance et le respect. Et l’élégance du comportement a plus d’écho sur celui qui l’adopte que sur celui qui le reçoit.

En outre, développer une vision du monde et de soi-même, plus consciente et lucide nous permet de prioriser ce qui est vraiment important et jouir d’une bonne qualité de vie. Cela consiste à répondre à l’ensemble de nos besoins en adoptant des habitudes qui permettent la stabilité et l’épanouissement physique, émotionnel et mental. Cela consiste également à faire du plaisir, de la joie et du bien-être le cœur de notre existence. En jouissant d’une bonne qualité de vie et en changeant notre mode de fonctionnement de manière à développer davantage la conscience et la connaissance de soi, on parvient à mieux vivre le moment présent, à être plus performant et à tirer satisfaction de toute chose, en faisant de chaque instant, un bon moment. Être focalisé sur nos objectifs et avoir clair le sens de notre vie est très important, mais il est encore plus important de parvenir à profiter du chemin. N’attendons pas pour être heureux à la fin, soyons heureux maintenant !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Comment développer la capacité de changement

url

Nous sommes des êtres conditionnés. Toutes les expériences vécues depuis le plus jeune âge se cumulent pour former nos conditionnements, qui sont des comportements automatiques et inconscients.

Nous avons déjà vu comment notre cerveau fonctionne, à travers la communication entre le neurones. Ceux-ci sont comme des amis qui se parlent, qui établissent des connexions les uns avec les autres. Les neurones parlent plusieurs langues, qui sont les neurotransmetteurs et ce qui leur permet de parler, ce sont les impulsions électriques.

Lorsque l’on vit une expérience nouvelle quelconque, cela se traduit par l’établissement des nouvelles connexions au niveau du cerveau. C’est comme si des neurones qui ne se connaissaient pas, faisaient connaissance. Il y a donc tout un chemin neuronal qui se crée et qui est lié à l’expérience vécue. Ensuite, plus cette expérience est répétée, effectivement ou mentalement, plus ce chemin mental se renforce. C’est-à-dire qu’il s’active de plus en plus rapidement et automatiquement. C’est comme si les neurones devenaient des amis très proches et se parlaient très souvent. La conséquence, c’est que à chaque fois que quelque chose nous rappelle cette expérience, nous allons activer automatiquement ce circuit et donc répondre par le même type de comportement. Telle est la réalité neurobiologique de nos conditionnements.

Autrement dit, on peut aussi comparer nos comportements conditionnés à un cours d’eau. Dans ce contexte, à chaque expérience vécue c’est comme si on creusait la terre. Plus l’expérience se répète, plus profond est le creux, par où l’eau va passer. C’est-à-dire que l’eau (le comportement) va donc couler toujours dans la même direction. Voilà pourquoi il est tellement difficile de changer nos conditionnements, notre comportement et nos habitudes. Ils constituent des cours d’eau très profonds, creusés le long du temps. Ce sont des chemins mentaux créés et renforcés pendant des années.

Est-il donc possible de changer de comportement ? Est-il possible de changer un conditionnement ? La réponse est oui, à travers un reformatage du cerveau. Pour se faire, on doit créer un nouveau chemin neuronal. On doit creuser un nouveau cours d’eau qui va dans la direction souhaitée. Néanmoins, avant de pouvoir faire cela, il est nécessaire de prendre conscience de ses conditionnements. Il faut un grand travail d’observation de soi pour pouvoir identifier quelles sont les caractéristiques et les conditionnements que l’on veut changer et ceux qu’on veut avoir. Seulement après, on va travailler pour remplacer les uns par les autres. Une manière efficace de le faire est d’associer l’imagerie mentale à l’action effective.

L’imagerie mentale consiste à créer ces nouvelles connexions neuronales, à travers la activité mentale. Pour que cela soit crédible, il faut le faire par étape. D’abord on se fixe l’objectif et on se dit mentalement « je veux cela ». On crée donc des images mentales exactement comme on les souhaite. On imagine seulement des aspects positifs, car on sait déjà que le cerveau va enregistrer dans l’inconscient tout ce qu’on pense de manière répétée et qu’il n’enregistre pas le « ne…pas ». Si je vous dit : « ne pensez pas à un ours », vous allez justement penser à un ours, car votre cerveau va ignorer le « ne…pas ». Ces images mentales vont d’une part créer ces nouvelles connexions et d’autre part enregistrer ce que vous voulez dans votre mémoire inconsciente, qui va par la suite guider votre comportement automatique dans la direction souhaitée. Par ailleurs, les visualisions vous permettront d’identifier les étapes et les actions nécessaires à mettre en oeuvre. Un fois que vous vous sentez bien engagé à travailler pour cet objectif, vous pouvez passer à la deuxième étape, où vous allez vous dire mentalement : « je vais faire cela ». Le travail de visualisation continue, de la même façon. Dans cette phase, vous commencerez déjà à agir effectivement pour atteindre votre objectif et là vous formez un cercle vertueux, dans lequel la visualisation stimule l’action et l’action renforce la visualisation. Quand vous commencerez à avoir des petits résultats, quand vous vous sentez avancer, vous passerez à la troisième étape : « je suis en train de faire cela ». Le travail mental est toujours le même. Pour creuser profondément ce nouveau cours d’eau, il faut répéter le plus possible la visualisation. Tous les jours, voire plusieurs fois par jours. Si cela est fait dans un moment de décontraction, encore mieux.

L’action effective consiste bien évidemment à faire ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif, mais il s’agit aussi de créer toute une base comportementale favorable au changement. Nous ne pouvons pas éliminer un comportement, un sentiment ou une pensée. Tout ce qu’on peut faire est les remplacer. Pensez toujours à remplacer un comportement indésirable pour un que vous souhaitez avoir, un sentiment lourd par un sentiment positif et évolutif. Une pensée négative, par une pensée constructive. Ce remplacement n’est pas toujours évident, il faut être attentif et s’observer tout le temps. Et même si on est très conscient, à plusieurs reprises cela ne va pas marcher, car les vieux conditionnement seront encore plus fort. Il faut donc être patient et persévérant. Pensez que chaque situation est une opportunité pour creuser votre nouveau cours d’eau.

Quand aux émotions et aux sentiments, le changement peut être encore plus difficile. Dans ce cas, il faut utiliser « la roue de la transformation », selon laquelle, on va chercher à changer un sentiment négatif ou lourd qui nous paralyse, par son opposé, positif et qui nous met en mouvement. La clé est toujours la même: entraînement, avec discipline, persévérance et surtout volonté.

Sans titre

Une fois atteint l’objectif, on recommence tout de nouveau pour un nouvel objectif. Et comme ça, petit à petit, on se reconstruit exactement comme on le souhaite. On devient plus fort, plus libre, plus maître de notre vie et la conséquence de tout cela est l’épanouissement.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le miroir magique

Comment avoir une qualité de vie si l’on n’a pas de bonnes relations humaines ? Peut-être est-ce là que réside le secret de la gestion des émotions et du bien-être. Pour commencer, la tâche la plus difficile est d’apprendre à entretenir de bonnes relations avec nous-mêmes. Cela peut paraître évident au premier abord, pourtant aucun d’entre nous n’ignore à quel point il est difficile de se regarder en face. La découverte de soi est un chemin fascinant, et douloureux. Ainsi, avant de se découvrir, il faut impérativement se construire une solide estime de soi. Il faut apprendre à s’aimer dans la bonne mesure : assez pour avoir la force de se reconstruire, mais pas trop pour ne pas tomber dans la complaisance et stagner.

La manière dont tu te perçois, c’est très important. Mais la manière dont tu veux te construire, ça l’est encore plus.

Le processus de connaissance de soi passe par plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut prendre la résolution d’entreprendre ce chemin, avec la forte intention d’arriver à un but, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ensuite vient le stade de la prise de conscience. Chaque prise de conscience est susceptible d’entraîner en nous un état d’inconfort, de négation, de solitude. Et cela peut faire très mal… A mes yeux, il s’agit là de l’étape cruciale, et cette étape, il n’est pas toujours évident de la dépasser. Comme il est difficile de se regarder dans un miroir et de découvrir, une à une, nos imperfections, des plus superficielles jusqu’aux plus profondes ! On finit par se trouver laid, on se croit impossible à corriger. On détruit, petit à petit, toute l’image illusoire qu’on avait de nous-même. Et bientôt, on pense ne plus avoir assez de force pour continuer. Mais, non, croyez-moi, nous avons tous la force… pour peu que nous le voulions.

La tâche devient d’autant plus difficile quand il s’agit de nos relations interpersonnelles. Car les gens qui nous entourent sont souvent notre miroir, celui qui nous donne à voir ce que nous sommes véritablement. Parfois, la vérité qu’il nous renvoie est tellement dure à accepter que l’on finit par la nier et par se focaliser sur l’autre plutôt que sur nous-même. On se sent souvent victime de l’injustice d’autrui. On justifie souvent nos attitudes par les attitudes de l’autre.

Lorsqu’on arrive à dépasser ce moment critique, c’est pour nous un grand pas en avant. Et l’on passe à l’étape suivante : prendre conscience de la partie de responsabilité qui nous concerne dans tout cela. Cette phase où l’on se définit comme observateur de nous-mêmes et où l’on arrive à analyser les situations et les contextes avec plus d’impartialité. On prend du recul, on s’examine sans se juger. De cette façon, on parvient progressivement à voir nos erreurs, nos limitations et nos laideurs telles qu’elles sont vraiment ; à ne pas les laisser gagner des proportions excessives. Et on parvient également à voir nos qualités, nos vertus, nos capacités et nos beautés dans leur exacte mesure. Alors, seulement, on devient capable de s’aimer, malgré tout ce que l’on sait devoir améliorer en nous. Cet amour, sommé de l’intention qui nous a mis dans ce chemin d’amélioration constante, nous donne la force de nous détruire et de nous reconstruire tel que nous nous souhaitons, fait naître en nous une nouvelle personne, plus consciente, plus forte, plus raffinée…

C’est là que commence l’étape suivante, celle de l’action, de l’effort sur soi-même, mais aussi de l’acceptation et de la tolérance. Cette phase se construit avec persévérance : on doit essayer sans cesse, alors que l’on fait les mêmes erreurs, alors que l’on continue à avoir les mêmes réactions qu’auparavant, de les remplacer par de nouvelles habitudes. Cette phase est jalonnée d’échecs et de réussites. Avec le temps, les réussites doivent devenir plus nombreuses que les erreurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à remplacer définitivement la caractéristique ou le comportement indésirable par celui que l’on souhaite avoir.

Ce processus est continu et va se répéter pour toujours. À chaque nouvelle situation, à chaque nouveau contexte, à chaque nouvelle prise de conscience, le cycle recommence et les étapes se suivent jusqu’à une nouvelle réussite.

N’est-il pas fascinant de se dire que l’on peut devenir soi en mieux tous les jours, et pour toujours ?  Et de savoir que tout cela ne dépend que de nous-mêmes ?

Ce processus de connaissance, de transformation et de dépassement de soi est incontournable si l’on veut avoir de bonnes relations avec ceux qui nous entourent.

Mais là, il y a une nouvelle histoire qui commence…

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Stimuler sa créativité

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo.

10995849_1033660873329304_1033647003330691_13083_1280_b

« Un artiste doit comprendre le concept du temps différemment.

Il doit utiliser des techniques pour stimuler la créativité.

Un artiste doit cultiver des liens d’amitiés avec des gens qui l’inspirent.

La concentration et la créativité ce sont des pré-requis pour qu’un artiste soit inspiré.

Se connaître est essentiel pour bien explorer son potentiel et s’épanouir.

La meilleure façon de trouver l’inspiration est prendre conscience des tous les petits détailles autour et de retrouver un état de stabilité mentale.

Exprimez-vous, amusez-vos e construisez la meilleure version de vous-même. »

La vie peut être un beau chemin d’apprentissage

Happiness-is-a-way-o-life

Nous devons appréhender ce chemin d’apprentissage comme s’il s’agissait d’un beau voyage, un voyage que vous faites en train et dont vous connaissez la destination. Vous regardez le paysage qui défile devant vos yeux, vous conversez avec un ami à vos cotés, vous appréciez un délicieux repas, vous vous reposez, vous dormez un peu. En somme, vous profitez du voyage. Et ainsi vous arrivez plus vite. Au contraire si vous ne cessez de penser : « je dois y arriver ; je vais y arriver ; il faut que j’y ar- rive ; il faut que j’y arrive ». Le voyage devient désagréable et paraît plus long. Nous voulons donc que nos étudiants soient conscients qu’ils avancent dans une certaine direction mais sans trop se focaliser sur le but à atteindre. Il est important qu’ils profitent du chemin à parcourir, et ce notamment en appréciant les personnes qu ́ils vont être amenés à rencontrer.

Extrait du livre La Méthode DeRose, du Professeur De Rose

 

Programmation pour le succès

Dans le travail de la Méthode DeRose, nos professeurs ont pour but de toujours s’améliorer eux-mêmes et fournir des exemples pour leurs étudiants de meilleures attitudes qui peuvent conduire à plus de succès. Une partie de ce processus d’amélioration des attitudes est reliée à une rééducation émotionnelle qui peut améliorer la façon dont nous abordons et faisons face à n’importe quelle situation.

dépassement de soi

Le Professeur DeRose a écrit le texte ci-dessous. Ce texte a servi de pilier du travail que nous faisons et a déjà conduit de nombreuses personnes au succès personnel.

J’attribue le succès que j’ai eu dans ma vie à une reprogrammation constante au long des années.

J’ai créé des formules selon les nécessités de chaque moment et je les ai perfectionnées. Au fur et à mesure, je découvrais des formulations de phrases qui touchaient  directement les secteurs de l’inconscient où les réactions de l’individu sont déterminées. En effet, ce sont les réactions de la personne, c’est-à-dire, sa façon de réagir vis-à-vis des circonstances de la vie, qui la dirigent vers le succès ou vers l’échec, à avoir des amis ou non, à rester en bonne santé ou non, à être heureux ou malheureux.

Par exemple, quand un inconnu regarde une personne avec insistance, si cette dernière est mal éduquée, elle réagira avec de l’agressivité, en répondant : “Qu’est-ce que vous regardez ?”. En revanche, une personne plus raffinée pourra répondre à ce regard par un sourire spontané, car c’est la façon dont elle réagit naturellement. La première personne aura créé une inimitié, sera amenée à entendre des choses désagréables, voire même à atteindre les plus forts niveau de confrontation. La deuxième, quant à elle, aura gagné un ami, une personne qui pourra peut-être l’aider dans l’avenir. La réciprocité entre les gens est à l’origine des histoires de succès dans la vie.

Ainsi, vous n’êtes pas crédible lorsque vous dites que les mauvaises choses n’arrivent toujours « qu’à vous ». Ces choses arrivent à tout le monde. Quelques-uns réagissent avec bonne humeur et avec sympathie, d’autres avec paranoïa et de l’hystérie.

En ce qui concerne la reprogrammation émotionnelle positive, la tournure même des phrases est déterminante pour son efficacité. Il faut prendre en compte que notre émotionnel agit comme un enfant. Il suit le chemin qui lui est le plus agréable. Les phrases utilisées ne doivent pas seulement être sincères, mais aussi avoir un bon rythme, une mélodie et un sens captivant. Sinon, elles ne peuvent pas pénétrer la barrière  avec laquelle le psychisme se protège des sollicitations constantes venues de l’extérieur, que ce soit par le biais des publicités, soit par les essais naturels d’un interlocuteur pour convaincre l’autre dans un échange d’idées ou dans une discussion plus chauffée sur un tel sujet.

Une affirmation telle que « je suis joli », serait probablement refusée par l’inconscient et conséquemment ne marcherait pas pour la plupart des gens. Et quand bien même une telle affirmation serait acceptée par le psychisme, elle serait perçue comme une autosuggestion, une tentative de tromper l’inconscient. Cela ne mènerait à aucun progrès véritable dans le sens de perfectionner son apparence personnelle.

La reprogrammation progressive fonctionne de la façon suivante :

(1ère phase) « je veux améliorer mon apparence personnelle », en conséquence ,

(2ème phase) « je vais progresser graduellement pour améliorer mon apparence personnelle », et, conclusion,

(3ème phase) « je suis en train d’améliorer toujours plus mon apparence personnelle ».

C’est une stratégie convaincante. Elle transmet maturité, vérité, consistance. Elle procure le temps et les conditions pour que l’ordre soit obéi. Il vaut bien établir des buts et des délais.

Pour mentaliser le matin, en se levant :

J’accueille ce nouveau jour dans ma vie avec la disposition d’être une personne meilleure et plus heureuse.

Je veux me rééduquer graduellement pour mieux rendre service aux gens que je vais rencontrer aujourd’hui.

Je vais apprendre plus, réaliser une bonne action, me réjouir des choses belles et simples telle que la brise, ou un rayon de soleil, un oiseau, ou une fleur.

Je veux être plus tolérant aujourd’hui qu’hier et demain plus qu’aujourd’hui. Je souhaite partager les bonnes choses, les bonnes pensées.

Si quelqu’un nous agresse :

Je sais que cette personne a des soucis. Peut-être que la vie n’a pas été aussi bien avec elle qu’avec moi. Je suis reconnaissant pour cela. Ainsi, je trouve des forces pour surmonter cet incident et aller de l’avant afin de profiter de ce que la vie me réserve de meilleur.

Quand quelqu’un aura besoin d’aide :

Je suis plus heureux que la plupart des gens. Je veux faire de mon mieux pour amener un peu de joie à tout le monde. Même si cela me demande quelque chose, je me sens gratifié d’avoir apporté du bonheur. De cette façon, je n’attends aucune reconnaissance ni gratitude.

Si quelque chose ne se passe pas bien :

Cela aurait pu être pire. Je suis content que cela n’a pas été le cas. Toutefois, à l’avenir, j’essaierai d’agir de sorte que de telles circonstances soient moins probables de m’arriver.