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Tout est une question de décision

Dans la vie, tout est une question de décision, même quand nous pensons ne pas avoir le choix.

Le bonheur, c'est un choix

Il est vrai que parfois nous ne pouvons pas changer le contexte extérieur, nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive. Mais nous pouvons toujours choisir notre attitude mentale et notre comportement. Nous pouvons toujours choisir comment nous allons faire face au contexte. 

Lorsque nous prenons conscience d’avoir le pouvoir de décision dans toute situation, cela nous procure une énorme liberté. À ce moment-là, la responsabilité de notre vie et de notre bonheur nous revient et aucune personne ou situation ne pourra nous l’enlever. 

Mais le plus important, c’est que le bonheur est aussi une question de décision. Nous pouvons choisir d’être heureux plutôt que de vouloir avoir raison. Nous pouvons choisir d’être heureux indépendamment du contexte. Après tout, le bonheur est un travail intérieur !

Bonne année et bonnes réflexions !

Voici une petite réflexion pour ce début d’année qui peut donner un sens majeur à la vie :

Qui êtes-vous véritablement ?

Qui voulez-vous être véritablement ? 

Cette vidéo nous invite à cette réflexion, en arrivant à la conclusion de que nous sommes la conséquence de nos choix :

« Je suis la nature. Je suis la conséquence de mes choix. »

Profitons de l’année 2016 pour choisir qui nous voudrons être et travaillons pour construire notre meilleure version !

Que cette année soit ainsi pleine de beaux projets et d’accomplissements !

 

Happiness is an inside job

Quel est le sens de votre vie ? Quel est votre objectif dans la vie ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Avez-vous déjà réussi à trouver la réponse ?

La plupart d’entre nous donnent une réponse presque automatique à la question : « être heureux ».

Mais que signifie vraiment être heureux pour vous ?

Un grand nombre de personnes passent toute leur vie sans plaisir et sans se faire du plaisir. Elles ne parviennent pas à saisir les bons moments ni à profiter de l’instant présent. Elles sont trop focalisées sur leur but d’être heureux…plus tard. Elles travaillent fort. Elles sacrifient leur vie et celle de leur famille. Elles cherchent à construire pour pouvoir en profiter…plus tard. Mais, souvent, le moment venu, elles n’ont plus de temps pour être heureux… plus de santé, plus d’énergie… Et là elles se rendent compte que la chose la plus précieuse est passée inaperçue et ne peut plus revenir en arrière : le temps.

Le temps passe très vite, souvent inaperçu, lorsque l’on n’est pas capable de vivre et de tirer plaisir de chaque instant…même dans les situations les plus simples. Qu’est-ce que le bonheur, sinon la somme de tous les bons moments vécus et partagés ? Comment vouloir être heureux à la fin, si on n’a pas collectionné de petits moments heureux tout au long de la vie ? Comment être véritablement heureux si on ne se donne pas du temps pour soi-même et si on ne donne pas du temps ni d’attention aux personnes qui nous entourent ? Être heureux c’est aussi savoir montrer nos bons sentiments et transformer les sentiments moins bons en quelque chose de constructif. C’est apprendre à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie.

En effet, le bonheur ne devrait pas être vu comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Le vrai bonheur est un travail intérieur. C’est un choix de tous les jours, de chaque instant. Le bonheur est une manière de percevoir le monde et d’interpréter nos perceptions. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, nous ne pouvons pas toujours choisir ce que nous ressentons. Mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons les interpréter. Et au final, tout est une question de perception et d’interprétation.

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Nous avons tous une vision du monde qui est basée sur l’ensemble des expériences vécues dès notre plus jeune âge. Cette vision du monde détermine d’une part notre perception automatique et inconsciente des choses, d’autre part l’interprétation qu’on lui donne. Puis, notre comportement est formulé à partir de cette interprétation, qu’il soit automatique ou conscient. Comme toute action engendre une réaction, le comportement adopté va déclencher une réponse chez l’autre et cette nouvelle expérience va souvent renforcer notre vision du monde. Autrement dit, notre cerveau passe son temps à essayer de prouver qu’il a raison et que notre vision du monde est correcte. Lorsque que l’on rentre dans cette boucle, notre communication et, par conséquent, nos relations interpersonnelles, sont dénaturées et moins efficaces. Ainsi, la clé d’une bonne communication et interaction sociale est dans la capacité à prendre du recul face à nos perceptions, à remettre en question notre vision du monde, et à choisir l’interprétation que nous allons adopter et qui ira par la suite orienter notre comportement.

Tout cela paraît évident sur le principe, mais la pratique n’est pas aussi facile. Il est vrai que certaines personnes ont une capacité innée de se mettre à la place de l’autre, de se focaliser sur les aspects positifs des gens et des situations et d’assumer un rôle de maître de soi-même et de sa vie. Mais la bonne nouvelle c’est que cela peut aussi être entrainé et développé. Tout d’abord, il est nécessaire de développer connaissance de soi, de manière à connaître ses conditionnements et à identifier ses vraies valeurs et besoins. Ainsi nous pouvons prendre des décisions cohérentes avec nos valeurs, plutôt que de simplement suivre ce qui nous est imposé par la société ou par nos propres automatismes.

De plus, il est important de comprendre que nous pouvons nous construire et construire la réalité autour de nous comme nous le souhaitons. Assumer un rôle d’acteur dans la vie et dans la construction de sa meilleure version est une des clés fondamentales pour l’épanouissement de l’individu. Par ailleurs,  le raffinement du comportement est aussi au cœur de la qualité de vie, de la performance et de l’accomplissement. Cela implique, entre autres choses, cultiver un comportement éthique et responsable vis-à-vis de la société et de l’environnement, ainsi qu’entretenir des relations humaines basées sur la générosité, le raffinement, l’élégance et le respect. Et l’élégance du comportement a plus d’écho sur celui qui l’adopte que sur celui qui le reçoit.

En outre, développer une vision du monde et de soi-même, plus consciente et lucide nous permet de prioriser ce qui est vraiment important et jouir d’une bonne qualité de vie. Cela consiste à répondre à l’ensemble de nos besoins en adoptant des habitudes qui permettent la stabilité et l’épanouissement physique, émotionnel et mental. Cela consiste également à faire du plaisir, de la joie et du bien-être le cœur de notre existence. En jouissant d’une bonne qualité de vie et en changeant notre mode de fonctionnement de manière à développer davantage la conscience et la connaissance de soi, on parvient à mieux vivre le moment présent, à être plus performant et à tirer satisfaction de toute chose, en faisant de chaque instant, un bon moment. Être focalisé sur nos objectifs et avoir clair le sens de notre vie est très important, mais il est encore plus important de parvenir à profiter du chemin. N’attendons pas pour être heureux à la fin, soyons heureux maintenant !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Comment développer la capacité de changement

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Nous sommes des êtres conditionnés. Toutes les expériences vécues depuis le plus jeune âge se cumulent pour former nos conditionnements, qui sont des comportements automatiques et inconscients.

Nous avons déjà vu comment notre cerveau fonctionne, à travers la communication entre le neurones. Ceux-ci sont comme des amis qui se parlent, qui établissent des connexions les uns avec les autres. Les neurones parlent plusieurs langues, qui sont les neurotransmetteurs et ce qui leur permet de parler, ce sont les impulsions électriques.

Lorsque l’on vit une expérience nouvelle quelconque, cela se traduit par l’établissement des nouvelles connexions au niveau du cerveau. C’est comme si des neurones qui ne se connaissaient pas, faisaient connaissance. Il y a donc tout un chemin neuronal qui se crée et qui est lié à l’expérience vécue. Ensuite, plus cette expérience est répétée, effectivement ou mentalement, plus ce chemin mental se renforce. C’est-à-dire qu’il s’active de plus en plus rapidement et automatiquement. C’est comme si les neurones devenaient des amis très proches et se parlaient très souvent. La conséquence, c’est que à chaque fois que quelque chose nous rappelle cette expérience, nous allons activer automatiquement ce circuit et donc répondre par le même type de comportement. Telle est la réalité neurobiologique de nos conditionnements.

Autrement dit, on peut aussi comparer nos comportements conditionnés à un cours d’eau. Dans ce contexte, à chaque expérience vécue c’est comme si on creusait la terre. Plus l’expérience se répète, plus profond est le creux, par où l’eau va passer. C’est-à-dire que l’eau (le comportement) va donc couler toujours dans la même direction. Voilà pourquoi il est tellement difficile de changer nos conditionnements, notre comportement et nos habitudes. Ils constituent des cours d’eau très profonds, creusés le long du temps. Ce sont des chemins mentaux créés et renforcés pendant des années.

Est-il donc possible de changer de comportement ? Est-il possible de changer un conditionnement ? La réponse est oui, à travers un reformatage du cerveau. Pour se faire, on doit créer un nouveau chemin neuronal. On doit creuser un nouveau cours d’eau qui va dans la direction souhaitée. Néanmoins, avant de pouvoir faire cela, il est nécessaire de prendre conscience de ses conditionnements. Il faut un grand travail d’observation de soi pour pouvoir identifier quelles sont les caractéristiques et les conditionnements que l’on veut changer et ceux qu’on veut avoir. Seulement après, on va travailler pour remplacer les uns par les autres. Une manière efficace de le faire est d’associer l’imagerie mentale à l’action effective.

L’imagerie mentale consiste à créer ces nouvelles connexions neuronales, à travers la activité mentale. Pour que cela soit crédible, il faut le faire par étape. D’abord on se fixe l’objectif et on se dit mentalement « je veux cela ». On crée donc des images mentales exactement comme on les souhaite. On imagine seulement des aspects positifs, car on sait déjà que le cerveau va enregistrer dans l’inconscient tout ce qu’on pense de manière répétée et qu’il n’enregistre pas le « ne…pas ». Si je vous dit : « ne pensez pas à un ours », vous allez justement penser à un ours, car votre cerveau va ignorer le « ne…pas ». Ces images mentales vont d’une part créer ces nouvelles connexions et d’autre part enregistrer ce que vous voulez dans votre mémoire inconsciente, qui va par la suite guider votre comportement automatique dans la direction souhaitée. Par ailleurs, les visualisions vous permettront d’identifier les étapes et les actions nécessaires à mettre en oeuvre. Un fois que vous vous sentez bien engagé à travailler pour cet objectif, vous pouvez passer à la deuxième étape, où vous allez vous dire mentalement : « je vais faire cela ». Le travail de visualisation continue, de la même façon. Dans cette phase, vous commencerez déjà à agir effectivement pour atteindre votre objectif et là vous formez un cercle vertueux, dans lequel la visualisation stimule l’action et l’action renforce la visualisation. Quand vous commencerez à avoir des petits résultats, quand vous vous sentez avancer, vous passerez à la troisième étape : « je suis en train de faire cela ». Le travail mental est toujours le même. Pour creuser profondément ce nouveau cours d’eau, il faut répéter le plus possible la visualisation. Tous les jours, voire plusieurs fois par jours. Si cela est fait dans un moment de décontraction, encore mieux.

L’action effective consiste bien évidemment à faire ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif, mais il s’agit aussi de créer toute une base comportementale favorable au changement. Nous ne pouvons pas éliminer un comportement, un sentiment ou une pensée. Tout ce qu’on peut faire est les remplacer. Pensez toujours à remplacer un comportement indésirable pour un que vous souhaitez avoir, un sentiment lourd par un sentiment positif et évolutif. Une pensée négative, par une pensée constructive. Ce remplacement n’est pas toujours évident, il faut être attentif et s’observer tout le temps. Et même si on est très conscient, à plusieurs reprises cela ne va pas marcher, car les vieux conditionnement seront encore plus fort. Il faut donc être patient et persévérant. Pensez que chaque situation est une opportunité pour creuser votre nouveau cours d’eau.

Quand aux émotions et aux sentiments, le changement peut être encore plus difficile. Dans ce cas, il faut utiliser « la roue de la transformation », selon laquelle, on va chercher à changer un sentiment négatif ou lourd qui nous paralyse, par son opposé, positif et qui nous met en mouvement. La clé est toujours la même: entraînement, avec discipline, persévérance et surtout volonté.

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Une fois atteint l’objectif, on recommence tout de nouveau pour un nouvel objectif. Et comme ça, petit à petit, on se reconstruit exactement comme on le souhaite. On devient plus fort, plus libre, plus maître de notre vie et la conséquence de tout cela est l’épanouissement.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

« Pensez à ce que vous voulez gagner, plutôt qu’à ce que vous pouvez perdre. » (DeRose)

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 Personne n’aime perdre qui ou quoi que ce soit. La perte nous donne une sensation de diminution, d’enlèvement, que ce soit matériel ou émotionnel. La sensation de perdre la moindre chose, tel qu’un objet personnel, est déjà très désagréable. Perdre un poste, perdre du prestige ou perdre de l’argent ce sont de facteurs principaux de stress et de détresse. Qu’en est-il de la sensation de perdre ses moyens ou encore de perdre quelqu’un ? Cela peut être souvent très éprouvant et difficile à surmonter. C’est pour cette même raison que nous sommes souvent réactifs au changement. Car, de prime abord, un changement représente toujours la perte de ce qui existait avant. Notre cerveau primitif, instinctif, classe toute situation en deux catégories : les récompenses et les menaces. Tout ce qui peut nous faire perdre quelque chose rentre dans la catégorie des menaces, face auxquelles nous avons un comportement automatique de fuite ou de lutte.

Comment donc faire face à la perte ? Comment devenir plus souples et capables de changer et d’accepter les changements ? Est-il possible d’apprendre à gérer ce sentiment de perte ?

Il faut savoir que toutes ces réactions, face à la perte, font partie de notre « cerveau inconscient », c’est-à-dire, de nos automatismes ou conditionnements. C’est pour cela que nous avons la sensation de ne rien pouvoir faire, de ne pas avoir de prise et donc de subir, puisque l’on est impuissant.

Heureusement, nous avons la capacité de faire basculer notre fonctionnement du mode automatique et inconscient vers le mode conscient et adaptatif. Il existe plusieurs techniques pour cela, mais elles se fondent toutes sur deux choses :  l’observation de soi et la réévaluation.

L’observation de soi nous permet de se rendre compte de ce qui se passe à l’intérieur, au niveau émotionnel et mental. C’est un entrainement qui nous rend capable de se regarder soi-même avec le recul de quelqu’un à l’extérieur. Ce rôle d’observateur est sine qua non pour toutes les étapes suivantes et pour tout travail sur soi-même, car il nous permet de prendre conscience de soi et des contextes autour, ce qui nous permet aussi de basculer naturellement vers le mode conscient.

Une fois que nous sommes en « mode conscient », nous pouvons passer à la deuxième étape, la réévaluation. Cela consiste à analyser la situation de nouveau, maintenant sous un autre angle, afin de rectifier la précédente évaluation guidée et biaisée par nos conditionnements et peurs inconscients. Quand on commence à faire cet exercice, on s’aperçoit que dans toutes les situations, même les pires qu’on puisse imaginer, il y a toujours quelque chose de positif.

Je vous invite à l’expérience. Pensez à une situation actuelle qui déclenche en vous cette sensation de perte, de peur ou de stress. Observez les réactions physiques, émotionnelles et mentales que le simple fait de vous connecter à cette situation déclenche. Si vous voulez mesurer, donnez une note de «  0 à 6 » à cette sensation de stress ou de détresse. Puis écrivez sur un papier trois aspects positifs de cette situation. Vous n’avez pas trouvé ? Continuez à réfléchir jusqu’à en trouver. Réfléchissez, prenez votre temps. Cela pourra paraître impossible au départ, puis, petit à petit, les idées viendrons, car vous serez en train de basculer vers le mode conscient et de réévaluer la situation. Vous allez probablement trouver même plus de trois points positifs et un nouveau scénario apparaîtra devant vous. Ensuite, observez-vous de nouveau, en vous connectant à la même situation et redonnez une note de « 0 à 6 » à votre sensation. Avez-vous observé un changement quelconque ?

Cela est un exercice très simple et de base qui nous permet de voir comment notre perception des choses peut changer lorsqu’on les regarde de manière consciente. Puis, on s’aperçoit aussi que toute chose et tout individu ont un côté positif. Nous avons le choix de se focaliser sur ce côté positif et quand on le fait, notre perception et nos attitudes changent. Ainsi, même quand on ne pourra pas éviter la tristesse, on pourra éviter la souffrance. Quand on aura peur, on parviendra à ne pas paniquer et à ne pas fuir. Quand tout paraîtra difficile, on saura trouver la sortie. Quand le changement s’imposera, on l’embrassera. Et finalement, on deviendra capable d’opérer en soi et dans sa vie tout changement qu’on voudra, il suffira de le décider.

Bien évidemment, comprendre tout ce mécanisme est très utile et constitue une première étape, nécessaire, mais pas suffisante. Tout dépend de l’entraînement, de sa régularité et de sa persistance. Il y a de nombreuses techniques puissantes qui nous permettent de faire cet entraînement à plusieurs niveaux et qui exigent tout simplement de la discipline. Les résultats peuvent venir plus tôt ou plus tard, mais sont inexorables.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le miroir magique

Comment avoir une qualité de vie si l’on n’a pas de bonnes relations humaines ? Peut-être est-ce là que réside le secret de la gestion des émotions et du bien-être. Pour commencer, la tâche la plus difficile est d’apprendre à entretenir de bonnes relations avec nous-mêmes. Cela peut paraître évident au premier abord, pourtant aucun d’entre nous n’ignore à quel point il est difficile de se regarder en face. La découverte de soi est un chemin fascinant, et douloureux. Ainsi, avant de se découvrir, il faut impérativement se construire une solide estime de soi. Il faut apprendre à s’aimer dans la bonne mesure : assez pour avoir la force de se reconstruire, mais pas trop pour ne pas tomber dans la complaisance et stagner.

La manière dont tu te perçois, c’est très important. Mais la manière dont tu veux te construire, ça l’est encore plus.

Le processus de connaissance de soi passe par plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut prendre la résolution d’entreprendre ce chemin, avec la forte intention d’arriver à un but, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ensuite vient le stade de la prise de conscience. Chaque prise de conscience est susceptible d’entraîner en nous un état d’inconfort, de négation, de solitude. Et cela peut faire très mal… A mes yeux, il s’agit là de l’étape cruciale, et cette étape, il n’est pas toujours évident de la dépasser. Comme il est difficile de se regarder dans un miroir et de découvrir, une à une, nos imperfections, des plus superficielles jusqu’aux plus profondes ! On finit par se trouver laid, on se croit impossible à corriger. On détruit, petit à petit, toute l’image illusoire qu’on avait de nous-même. Et bientôt, on pense ne plus avoir assez de force pour continuer. Mais, non, croyez-moi, nous avons tous la force… pour peu que nous le voulions.

La tâche devient d’autant plus difficile quand il s’agit de nos relations interpersonnelles. Car les gens qui nous entourent sont souvent notre miroir, celui qui nous donne à voir ce que nous sommes véritablement. Parfois, la vérité qu’il nous renvoie est tellement dure à accepter que l’on finit par la nier et par se focaliser sur l’autre plutôt que sur nous-même. On se sent souvent victime de l’injustice d’autrui. On justifie souvent nos attitudes par les attitudes de l’autre.

Lorsqu’on arrive à dépasser ce moment critique, c’est pour nous un grand pas en avant. Et l’on passe à l’étape suivante : prendre conscience de la partie de responsabilité qui nous concerne dans tout cela. Cette phase où l’on se définit comme observateur de nous-mêmes et où l’on arrive à analyser les situations et les contextes avec plus d’impartialité. On prend du recul, on s’examine sans se juger. De cette façon, on parvient progressivement à voir nos erreurs, nos limitations et nos laideurs telles qu’elles sont vraiment ; à ne pas les laisser gagner des proportions excessives. Et on parvient également à voir nos qualités, nos vertus, nos capacités et nos beautés dans leur exacte mesure. Alors, seulement, on devient capable de s’aimer, malgré tout ce que l’on sait devoir améliorer en nous. Cet amour, sommé de l’intention qui nous a mis dans ce chemin d’amélioration constante, nous donne la force de nous détruire et de nous reconstruire tel que nous nous souhaitons, fait naître en nous une nouvelle personne, plus consciente, plus forte, plus raffinée…

C’est là que commence l’étape suivante, celle de l’action, de l’effort sur soi-même, mais aussi de l’acceptation et de la tolérance. Cette phase se construit avec persévérance : on doit essayer sans cesse, alors que l’on fait les mêmes erreurs, alors que l’on continue à avoir les mêmes réactions qu’auparavant, de les remplacer par de nouvelles habitudes. Cette phase est jalonnée d’échecs et de réussites. Avec le temps, les réussites doivent devenir plus nombreuses que les erreurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à remplacer définitivement la caractéristique ou le comportement indésirable par celui que l’on souhaite avoir.

Ce processus est continu et va se répéter pour toujours. À chaque nouvelle situation, à chaque nouveau contexte, à chaque nouvelle prise de conscience, le cycle recommence et les étapes se suivent jusqu’à une nouvelle réussite.

N’est-il pas fascinant de se dire que l’on peut devenir soi en mieux tous les jours, et pour toujours ?  Et de savoir que tout cela ne dépend que de nous-mêmes ?

Ce processus de connaissance, de transformation et de dépassement de soi est incontournable si l’on veut avoir de bonnes relations avec ceux qui nous entourent.

Mais là, il y a une nouvelle histoire qui commence…

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Stimuler sa créativité

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo.

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« Un artiste doit comprendre le concept du temps différemment.

Il doit utiliser des techniques pour stimuler la créativité.

Un artiste doit cultiver des liens d’amitiés avec des gens qui l’inspirent.

La concentration et la créativité ce sont des pré-requis pour qu’un artiste soit inspiré.

Se connaître est essentiel pour bien explorer son potentiel et s’épanouir.

La meilleure façon de trouver l’inspiration est prendre conscience des tous les petits détailles autour et de retrouver un état de stabilité mentale.

Exprimez-vous, amusez-vos e construisez la meilleure version de vous-même. »

Le comportement : une question de paradigme

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Le mot paradigme tient son origine du grec ancien paradeïgma qui signifie « modèle » ou « exemple ». Un paradigme peut être défini comme une représentation du monde, une manière de voir les choses. C’est une forme de rail de la pensée qui peut aussi faire obstacle à tout changement et à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. Les paradigmes tendent à différer selon les groupes sociaux et à changer dans le temps en fonction de l’évolution des connaissances. La notion de paradigme était initialement rattachée au domaine des sciences et de la philosophie. Mais, finalement, elle peut être appliquée à l’être-humain d’une manière générale. Le comportement humain est souvent guidé par des paradigmes. Nous pensons et nous agissons sans nous demander pourquoi nous continuons à penser et à agir comme nous le faisons quand il existes des alternatives. Et c’est pour cela qu’il peut être relativement facile de créer un paradigme, mais une fois qu’il est instauré, il est très difficile de le changer ou de le remplacer par un autre.

Pour mieux comprendre comment des nouveaux paradigmes sont créés, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous. La vidéo est en portugais mais les dessins parlent d’eux-mêmes.

Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et, au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes en haut. À chaque fois qu’un des singes tentait de grimper à l’escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres. Au bout d’un certain temps, à chaque fois qu’un des singes essayait de grimper sur l’escabeau, les autres le frappaient par crainte de prendre une douche glacée. Bien entendu, il arrive un moment où tous les singes ont appris la leçon et aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l’escabeau malgré la tentation de la banane.

Les chercheurs décidèrent alors de remplacer un des singes. Celui-ci découvre rapidement que lorsqu’il veut attraper une banane les autres lui tapent dessus. Quelques raclées plus tard, le nouveau membre de la communauté avait appris à ne plus grimper sur l’escabeau, sans même connaître la raison de cette interdiction.

Un deuxième singe fut remplacé et subi le même sort que le premier. Celui-ci, d’ailleurs, se joignait aux autres pour le battre dès qu’il tentait de grimper sur l’escabeau.

Chacun des autres trois singes ont été à leur tour échangés à des intervalles adéquats et le processus se répéta. ls subirent le même sort chaque fois qu’ils tentèrent de grimper sur l’escabeau.

Le groupe de cinq singes restant à la fin de l’expérience, bien que n’ayant jamais reçu la punition de l’eau froide, continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l’escabeau pour attraper une banane, comme le groupe le leur a appris.

S’il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent d’attraper la banane, je parie que leur réponse serait : « Je ne sais pas, mais ici ça a toujours été comme ça »

Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ?

Soyons plus conscients et plus libres : repensons nos habitudes, pensons en dehors du cadre, changeons nos paradigmes !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Sur les choses simples

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Notre douleur ne vient pas des choses vécues. Notre malheur vient plutôt des choses qui ont été rêvées et que, finalement, n’ont pas été accomplies.

La souffrance vient de l’oubli de ce que nous avons vraiment vécu associé à la nostalgie des rêves non-concrétisés. Nous souffrons pour toutes les villes que nous aurions aimé connaître en amoureux, mais que nous n’avons pas connu. Nous souffrons pour les enfants que nous aurions aimé avoir, mais que nous n’avons pas eus. Nous souffrons pour tous les concerts, les livres et les silences que nous aurions aimé partager avec quelqu’un et que nous n’avons pas partagé.

Le travail stressant et mal payé n’est pas ce qui nous fait souffrir. Ce qui nous fait souffrir est le manque de temps libre pour aller au cinéma, pour papoter avec un ami, pour nager, pour être avec notre bien aimé.

Nous ne souffrons pas de vieillir, mais nous souffrons pour l’avenir qui nous est enlevé.

Comment faire pour soulager la douleur causée par ce qui n’a pas été vécu ?

La réponse est simple comme un verset : en se trompant moins et en vivant plus !

Plus  je vis plus je deviens convaincu qu’une vie gaspillée, c’est de l’amour qu’on ne donne pas, des forces qui ne sont pas utilisés, de la prudence égoïste qui ne tente rien et qu’à force d’essayer de s’échapper de la souffrance, nous mène à renoncer au bonheur.

La douleur est inévitable.

La souffrance est facultative.

(Adapté du poète brésilien Carlos Drummond de Andrade)