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Tout est une question de décision

Dans la vie, tout est une question de décision, même quand nous pensons ne pas avoir le choix.

Le bonheur, c'est un choix

Il est vrai que parfois nous ne pouvons pas changer le contexte extérieur, nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive. Mais nous pouvons toujours choisir notre attitude mentale et notre comportement. Nous pouvons toujours choisir comment nous allons faire face au contexte. 

Lorsque nous prenons conscience d’avoir le pouvoir de décision dans toute situation, cela nous procure une énorme liberté. À ce moment-là, la responsabilité de notre vie et de notre bonheur nous revient et aucune personne ou situation ne pourra nous l’enlever. 

Mais le plus important, c’est que le bonheur est aussi une question de décision. Nous pouvons choisir d’être heureux plutôt que de vouloir avoir raison. Nous pouvons choisir d’être heureux indépendamment du contexte. Après tout, le bonheur est un travail intérieur !

Tout le monde meurt, mais ni tout le monde vie

Une très bonne réflexion à faire, mais aussi la propulsion pour donner le premier pas envers la vie !

 

Gestion des émotions

gestion émotionnelle

Une bonne gestion émotionnelle est un facteur crucial pour une bonne performance dans toute situation, que ce soit au travail, dans le sport, dans les études ou même dans la vie personnelle. Dans un contexte de compétition sportive, d’un examen ou d’un concours cela se fait encore plus évident. L’anxiété et la peur, notamment la peur de l’échec portent souvent préjudice et diminuent notre performance, nous empêchant de vivre le moment présent, de voir plus clair et d’être concentré sur l’objectif.

La respiration et la gestion des émotions

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La respiration est intimement liée à nos états émotionnels et constitue notre principal outil pour les gérer. Tout d’abord, apprendre à respirer de manière complète, en utilisant toute notre capacité pulmonaire, nous permet d’apporter plus d’énergie et d’oxygène à l’organisme et d’améliorer son métabolisme. La respiration régule les niveaux d’oxygène et de CO2, ainsi que le pH du sang, qu’à leur tour modulent le fonctionnement physiologique de l’organisme. Des changements subtils dans les paramètres sanguins, peuvent représenter de grands changements fonctionnels.

La respiration complète

Pour faire une respiration complète, nous allons utiliser la partie abdominale (basse), intercostale (médiane) et thoracique (haute). En inspirant, toujours par les narines, l’abdomen doit être projeté ver l’extérieur, ensuite les côtes sont projetées vers les côtés et finalement la poitrine vers le haut. Cela permet l’abaissement du diaphragme et l’expansion de la cage thoracique, de manière à que le poumons soient remplis à 100%. L’expiration, aussi nasale, se fait dans les sens inverse, en vidant d’abord la partie haute, puis la partie médiane et finalement le ventre. Entrainez tous les jours, plusieurs fois par jours, jusqu’à ce que la respiration complète devienne automatique et naturelle.

respiration complète

Pour chaque contexte, une technique 

Une respiration complète augmente considérablement notre niveau d’énergie et de vitalité dans la vie quotidienne. Ce surplus d’énergie peut donc être mobilisé pour la gestion émotionnelle et les changements comportementaux. Il existe des techniques de respiration plus avancées qui nous permettent d’influencer davantage notre état physique, émotionnel et mental, selon le contexte. Par exemple, les techniques de souffle rapide ou d’hyper-ventilation, procurent un effet « défoulement » qui permet de sublimer les états d’anxiété, d’agressivité ou de peur. D’autres techniques utilisant de rythmes respiratoires divers contribuent pour stabiliser le corps et le mental, nous menant à des états de concentration plus approfondis et en réduisant les niveaux de stress.      

Re-programmation émotionnel 

Visualisation

Les techniques de respiration constituent un outil puissant « sur le terrain », c’est-à-dire, au moment précis dans lequel on doit gérer ou changer un état émotionnel, mais cela n’agit pas forcement sur les causes plus profondes, c’est-à-dire, sur nos conditionnements et automatismes. Pour pouvoir véritablement changer notre mode de fonctionnement et notre manière d’agir et de réagir face à un contexte donné, il est nécessaire de se re-programmer, de se re-formater. Il existe de nombreuses techniques que nous utilisons au sein de la Méthode DeROSE qui agissent en synergie pour nous donner le moyen de le faire. Une des techniques très importantes, c’est l’imagerie mentale ou mentalisation (ou encore visualisation). Cette technique est basée sur notre capacité de création d’images mentales et sur le fait que pour notre cerveau, ce que l’on imagine soit vrai. Le cerveau ne fait pas de distinction entre les expériences vécues dans le monde des idées et dans le monde physique. Et il n’enregistre pas non plus le « ne…pas ». Par exemple, si je vous dis maintenant : « ne penser pas à un ours ». Vous allez immédiatement penser à ours. C’est exactement ce que se passe à chaque fois que l’on gaspille notre énergie en train de se focaliser sur ce que l’on ne veut pas. En revanche, en visualisant ce que l’on souhaite, comme on le souhaite, on crée un archétype mental qui guidera par la suite notre comportement, cette fois-ci dans la direction voulue. Indépendamment de ce que l’on souhaite être ou accomplir, la création d’une base émotionnelle solide est sine qua non. Cette base consiste à développer une orientation reconnaissante (ressentir de la gratitude), à donner du sens à ce que l’on fait de manière à ressentir de l’enthousiasme (motivation) et à cultiver la capacité de tirer contentement de toute situation.        

« L’imagination ne devrait pas être utilisée pour s’échapper à la réalité, mais pour la créer. »

(Collin Wilson)

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Comment développer la capacité de changement

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Nous sommes des êtres conditionnés. Toutes les expériences vécues depuis le plus jeune âge se cumulent pour former nos conditionnements, qui sont des comportements automatiques et inconscients.

Nous avons déjà vu comment notre cerveau fonctionne, à travers la communication entre le neurones. Ceux-ci sont comme des amis qui se parlent, qui établissent des connexions les uns avec les autres. Les neurones parlent plusieurs langues, qui sont les neurotransmetteurs et ce qui leur permet de parler, ce sont les impulsions électriques.

Lorsque l’on vit une expérience nouvelle quelconque, cela se traduit par l’établissement des nouvelles connexions au niveau du cerveau. C’est comme si des neurones qui ne se connaissaient pas, faisaient connaissance. Il y a donc tout un chemin neuronal qui se crée et qui est lié à l’expérience vécue. Ensuite, plus cette expérience est répétée, effectivement ou mentalement, plus ce chemin mental se renforce. C’est-à-dire qu’il s’active de plus en plus rapidement et automatiquement. C’est comme si les neurones devenaient des amis très proches et se parlaient très souvent. La conséquence, c’est que à chaque fois que quelque chose nous rappelle cette expérience, nous allons activer automatiquement ce circuit et donc répondre par le même type de comportement. Telle est la réalité neurobiologique de nos conditionnements.

Autrement dit, on peut aussi comparer nos comportements conditionnés à un cours d’eau. Dans ce contexte, à chaque expérience vécue c’est comme si on creusait la terre. Plus l’expérience se répète, plus profond est le creux, par où l’eau va passer. C’est-à-dire que l’eau (le comportement) va donc couler toujours dans la même direction. Voilà pourquoi il est tellement difficile de changer nos conditionnements, notre comportement et nos habitudes. Ils constituent des cours d’eau très profonds, creusés le long du temps. Ce sont des chemins mentaux créés et renforcés pendant des années.

Est-il donc possible de changer de comportement ? Est-il possible de changer un conditionnement ? La réponse est oui, à travers un reformatage du cerveau. Pour se faire, on doit créer un nouveau chemin neuronal. On doit creuser un nouveau cours d’eau qui va dans la direction souhaitée. Néanmoins, avant de pouvoir faire cela, il est nécessaire de prendre conscience de ses conditionnements. Il faut un grand travail d’observation de soi pour pouvoir identifier quelles sont les caractéristiques et les conditionnements que l’on veut changer et ceux qu’on veut avoir. Seulement après, on va travailler pour remplacer les uns par les autres. Une manière efficace de le faire est d’associer l’imagerie mentale à l’action effective.

L’imagerie mentale consiste à créer ces nouvelles connexions neuronales, à travers la activité mentale. Pour que cela soit crédible, il faut le faire par étape. D’abord on se fixe l’objectif et on se dit mentalement « je veux cela ». On crée donc des images mentales exactement comme on les souhaite. On imagine seulement des aspects positifs, car on sait déjà que le cerveau va enregistrer dans l’inconscient tout ce qu’on pense de manière répétée et qu’il n’enregistre pas le « ne…pas ». Si je vous dit : « ne pensez pas à un ours », vous allez justement penser à un ours, car votre cerveau va ignorer le « ne…pas ». Ces images mentales vont d’une part créer ces nouvelles connexions et d’autre part enregistrer ce que vous voulez dans votre mémoire inconsciente, qui va par la suite guider votre comportement automatique dans la direction souhaitée. Par ailleurs, les visualisions vous permettront d’identifier les étapes et les actions nécessaires à mettre en oeuvre. Un fois que vous vous sentez bien engagé à travailler pour cet objectif, vous pouvez passer à la deuxième étape, où vous allez vous dire mentalement : « je vais faire cela ». Le travail de visualisation continue, de la même façon. Dans cette phase, vous commencerez déjà à agir effectivement pour atteindre votre objectif et là vous formez un cercle vertueux, dans lequel la visualisation stimule l’action et l’action renforce la visualisation. Quand vous commencerez à avoir des petits résultats, quand vous vous sentez avancer, vous passerez à la troisième étape : « je suis en train de faire cela ». Le travail mental est toujours le même. Pour creuser profondément ce nouveau cours d’eau, il faut répéter le plus possible la visualisation. Tous les jours, voire plusieurs fois par jours. Si cela est fait dans un moment de décontraction, encore mieux.

L’action effective consiste bien évidemment à faire ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif, mais il s’agit aussi de créer toute une base comportementale favorable au changement. Nous ne pouvons pas éliminer un comportement, un sentiment ou une pensée. Tout ce qu’on peut faire est les remplacer. Pensez toujours à remplacer un comportement indésirable pour un que vous souhaitez avoir, un sentiment lourd par un sentiment positif et évolutif. Une pensée négative, par une pensée constructive. Ce remplacement n’est pas toujours évident, il faut être attentif et s’observer tout le temps. Et même si on est très conscient, à plusieurs reprises cela ne va pas marcher, car les vieux conditionnement seront encore plus fort. Il faut donc être patient et persévérant. Pensez que chaque situation est une opportunité pour creuser votre nouveau cours d’eau.

Quand aux émotions et aux sentiments, le changement peut être encore plus difficile. Dans ce cas, il faut utiliser « la roue de la transformation », selon laquelle, on va chercher à changer un sentiment négatif ou lourd qui nous paralyse, par son opposé, positif et qui nous met en mouvement. La clé est toujours la même: entraînement, avec discipline, persévérance et surtout volonté.

Sans titre

Une fois atteint l’objectif, on recommence tout de nouveau pour un nouvel objectif. Et comme ça, petit à petit, on se reconstruit exactement comme on le souhaite. On devient plus fort, plus libre, plus maître de notre vie et la conséquence de tout cela est l’épanouissement.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Que se passe-t-il dans notre cerveau ? Partie 2

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque l’on fait travailler le corps de manière intelligente ? Et avant tout, qu’est-ce que cela veut dire ? Une même technique corporelle peut être faite dans le contexte de la danse, de la gymnastique, entre autres activités. Ce qui change d’un contexte à l’autre, c’est l’intention que l’on y met et où on place notre attention. Prenons l’exemple de la course à pied. On peut courir en écoutant de la musique, en parlant avec un collègue ou encore sur un tapis roulant, en regardant la télé en même temps. Ou on peut courir en plaçant l’attention sur sa respiration, sur les sensations du corps, concentré sur le moment présent et sur ce qu’on est en train de faire. Dans tous les cas, le travail physique, c’est-à-dire, au niveau des muscles, des articulations, du travail cardiovasculaire, sera presque le même. Mais si on se demande  dans quel cas le travail est plus conscient, il parait évident que c’est lorsqu’on y place notre attention. En effet, la conscience est là où on place notre attention.

La conscience est l’un des mots les plus difficiles à définir, d’autant qu’il n’est pas évident que la conscience, dont la raison est un outil, soit capable de se saisir elle-même. Néanmoins, on pourrait définir la conscience comme la qualité d’être conscient d’un objet extérieur ou de quelque chose en soi-même, une perception sensorielle ou mentale. Effectivement, John Locke, qui est à l’origine du concept moderne de la conscience, la définit comme «la perception de ce qui se passe dans son propre esprit d’homme ». D’après cette définition, l’importance de l’observation et de l’attention pour le développement de la conscience d’une quelconque chose devient claire.

Revenons donc au travail corporel intelligent. Les techniques corporelles travaillées dans la Méthode DeRose, tiennent compte de trois aspects : le physique (la technique elle-même – stable, confortable et esthétique), la respiration (consciente, profonde et rythmée) et l’attitude mentale (concentration, visualisation et intention). Lorsque nous exécutons une technique corporelle ainsi nous prenons, au fur et à mesure, conscience de tout notre corps, de chacune de ses parties, chacun de ses muscles, de ses mouvements. Cette prise de conscience du corps se traduit par l’établissement de nouvelles synapses, c’est-à-dire de nouvelles connexions entre certains neurones.

Rafa Ramos

En acquérant la conscience corporelle, nous apprenons à travailler le corps selon notre volonté, en le maîtrisant. Non seulement la permanence dans les techniques corporelles nous procure un apport considérable de force, de souplesse et de bonne forme physique, mais elle nous permet aussi d’acquérir une stabilité corporelle et physiologique – stabilité qui exige elle-même un fort travail au niveau émotionnel et mental (capacité à dépasser ses limites et à avancer). Autrement dit, une fois atteinte la maîtrise du corps, nous pouvons tirer confort et stabilité de toutes les techniques : une fois que les chemins sont tracés dans les complexes circuits neuronaux, le processus est automatisé par le corps. De ce fait, nous acquérons la stabilité nécessaire pour évoluer dans la pratique. Cette conscience et maîtrise corporelles, ainsi que le travail mental qui y est associé ne sont toutefois possibles que si l’entraînement est fait de manière régulière et discipliné. C’est la régularité qui nous permet d’automatiser les processus mentaux, en renforçant la communication entre les cellules nerveuses impliquées.

Nous n’avons plus, alors, à nous soucier de nous ajuster, ou d’adapter le corps et la pensée. Nous n’avons plus besoin de disperser notre pensée pour trouver le confort ou faire cesser l’inconfort. Nous travaillons la concentration et acquérons, en même temps, stabilité émotionnelle et mentale. Ainsi, bien que ce groupe des techniques soit définit comme des techniques corporelles, il ne se limite vraisemblablement pas au corps, ayant un effet conséquent sur notre fonctionnement cérébral.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le miroir magique

Comment avoir une qualité de vie si l’on n’a pas de bonnes relations humaines ? Peut-être est-ce là que réside le secret de la gestion des émotions et du bien-être. Pour commencer, la tâche la plus difficile est d’apprendre à entretenir de bonnes relations avec nous-mêmes. Cela peut paraître évident au premier abord, pourtant aucun d’entre nous n’ignore à quel point il est difficile de se regarder en face. La découverte de soi est un chemin fascinant, et douloureux. Ainsi, avant de se découvrir, il faut impérativement se construire une solide estime de soi. Il faut apprendre à s’aimer dans la bonne mesure : assez pour avoir la force de se reconstruire, mais pas trop pour ne pas tomber dans la complaisance et stagner.

La manière dont tu te perçois, c’est très important. Mais la manière dont tu veux te construire, ça l’est encore plus.

Le processus de connaissance de soi passe par plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut prendre la résolution d’entreprendre ce chemin, avec la forte intention d’arriver à un but, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ensuite vient le stade de la prise de conscience. Chaque prise de conscience est susceptible d’entraîner en nous un état d’inconfort, de négation, de solitude. Et cela peut faire très mal… A mes yeux, il s’agit là de l’étape cruciale, et cette étape, il n’est pas toujours évident de la dépasser. Comme il est difficile de se regarder dans un miroir et de découvrir, une à une, nos imperfections, des plus superficielles jusqu’aux plus profondes ! On finit par se trouver laid, on se croit impossible à corriger. On détruit, petit à petit, toute l’image illusoire qu’on avait de nous-même. Et bientôt, on pense ne plus avoir assez de force pour continuer. Mais, non, croyez-moi, nous avons tous la force… pour peu que nous le voulions.

La tâche devient d’autant plus difficile quand il s’agit de nos relations interpersonnelles. Car les gens qui nous entourent sont souvent notre miroir, celui qui nous donne à voir ce que nous sommes véritablement. Parfois, la vérité qu’il nous renvoie est tellement dure à accepter que l’on finit par la nier et par se focaliser sur l’autre plutôt que sur nous-même. On se sent souvent victime de l’injustice d’autrui. On justifie souvent nos attitudes par les attitudes de l’autre.

Lorsqu’on arrive à dépasser ce moment critique, c’est pour nous un grand pas en avant. Et l’on passe à l’étape suivante : prendre conscience de la partie de responsabilité qui nous concerne dans tout cela. Cette phase où l’on se définit comme observateur de nous-mêmes et où l’on arrive à analyser les situations et les contextes avec plus d’impartialité. On prend du recul, on s’examine sans se juger. De cette façon, on parvient progressivement à voir nos erreurs, nos limitations et nos laideurs telles qu’elles sont vraiment ; à ne pas les laisser gagner des proportions excessives. Et on parvient également à voir nos qualités, nos vertus, nos capacités et nos beautés dans leur exacte mesure. Alors, seulement, on devient capable de s’aimer, malgré tout ce que l’on sait devoir améliorer en nous. Cet amour, sommé de l’intention qui nous a mis dans ce chemin d’amélioration constante, nous donne la force de nous détruire et de nous reconstruire tel que nous nous souhaitons, fait naître en nous une nouvelle personne, plus consciente, plus forte, plus raffinée…

C’est là que commence l’étape suivante, celle de l’action, de l’effort sur soi-même, mais aussi de l’acceptation et de la tolérance. Cette phase se construit avec persévérance : on doit essayer sans cesse, alors que l’on fait les mêmes erreurs, alors que l’on continue à avoir les mêmes réactions qu’auparavant, de les remplacer par de nouvelles habitudes. Cette phase est jalonnée d’échecs et de réussites. Avec le temps, les réussites doivent devenir plus nombreuses que les erreurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à remplacer définitivement la caractéristique ou le comportement indésirable par celui que l’on souhaite avoir.

Ce processus est continu et va se répéter pour toujours. À chaque nouvelle situation, à chaque nouveau contexte, à chaque nouvelle prise de conscience, le cycle recommence et les étapes se suivent jusqu’à une nouvelle réussite.

N’est-il pas fascinant de se dire que l’on peut devenir soi en mieux tous les jours, et pour toujours ?  Et de savoir que tout cela ne dépend que de nous-mêmes ?

Ce processus de connaissance, de transformation et de dépassement de soi est incontournable si l’on veut avoir de bonnes relations avec ceux qui nous entourent.

Mais là, il y a une nouvelle histoire qui commence…

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le mental des champions

Le cerveau humain est aussi complexe que fascinant. Un savant réseau de circuits électriques neuronaux interconnectés lui permet de contrôler les activités de l’être humain, à tous les niveaux : physique, énergétique, émotionnel et mental. Le système nerveux contrôle et coordonne les fonctions du corps, lui permettant ainsi de répondre à son environnement et d’agir sur lui.

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Ce complexe réseau s’établit à travers la transmission de l’information nerveuse (courant électrique) entre les divers types de neurones composant le cerveau. L’information circule d’un bout du neurone à l’autre sous la forme d’une charge électrique, et passe ensuite d’un neurone à l’autre grâce à la libération de neurotransmetteurs dans les synapses, qui sont le point de contact entre les terminaisons nerveuses.

Grâce aux synapses et aux neurotransmetteurs, le réseau neuronal et les processus mentaux qu’il produit sont en constante évolution. De vieilles synapses meurent, de nouvelles sont créées, les synapses existantes sont renforcées ou affaiblies. Sur le plan pratique, plus un processus mental est utilisé, plus il se renforce.

Cette machinerie cérébrale nous donne la capacité unique d’imagination, c’est-à-dire, de créer mentalement des images. En plus, notre cerveau ne fait pas la différence entre ce que l’on imagine et ce que l’on vit en réalité, dans le sens où les même circuits sont activés et les même réactions sont déclenchées dans les deux cas. Ainsi, à travers cette imagerie mentale, nous sommes capables de renforcer certains circuits mentaux et de vivre physiologiquement et émotionnellement une situation avant qu’elle ne soit une réalité physique.

En observant le fonctionnement de notre cerveau, nous nous rendons compte que notre monde est avant tout la concrétisation de ce qui est produit par notre imagination. Tout commence par une idée.

L’imagerie mentale ou mentalisation constitue ainsi un outil puissant pour modifier et développer des comportements, ainsi que des émotions. Cela consiste à vivre une expérience mentalement, en activant tous les sens qui y sont liés, en tentant que l’action imaginée soit au plus proche de la réalité.

Dans le sport, la mentalisation est redoutablement efficace. Les sportifs haut niveau sont en général de bons imageant. Les sportifs les plus efficaces en match ont des capacités à s’imaginer vivre des moments de réussites, des moments où leur technique, leur physique et leur mental sont parfaits. Ils arrivent plus facilement et plus efficacement à vivre intérieurement ces moments de réussite.  Cette capacité d’imagerie leur est très utile car le cerveau ne fait pas de différence avec l’expérience réelle. Celui-ci emmagasine en mémoire les gestes techniques, et les attitudes associées, dans la mémoire. L’imagerie favorise ainsi la mise en place d’automatismes de réussite. Dans le sens inverse, si le sportif visualise un échec, un élément technique raté ou un autre comportement négatif pour la performance, l’expérience va également être stockée en mémoire. Il est donc important d’entraîner des visualisations positives. Le cerveau n’enregistre pas le « ne… pas ». Si nous pensons, par exemple, « je ne peux pas manger de chocolat aujourd’hui », notre cerveau retiendra « manger du chocolat », cette information sera conservée dans notre subconscient, et nous passerons notre journée à penser au chocolat. Toute information enregistrée dans le subconscient va, à posteriori, et inconsciemment, diriger notre comportement.

Cette capacité de mentalisation est très utile dans le domaine sportif, mais elle s’applique aussi bien à tous les domaines de la vie et elle peut être entrainée. Il existe de nombreuses techniques nous permettant de développer et d’améliorer cette capacité.

Le monde dans lequel nous vivons est plus mental que physique. Il est recréé à chaque instant et peut être transformé par une idée. Autrement dit, ce n’est pas la force physique qui compte pour l’accomplissement de nos objectifs, mais plutôt le pouvoir des idées.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

L’insoutenable légèreté de l’être

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La légèreté est presque un art…

L’art de simplifier toute chose plutôt que de les rendre plus compliquées.

L’art de relativiser, sachant donner la juste valeur aux choses, ni trop ni pas assez.

On ne peut pas empêcher la tempête, mais on peut choisir de ne pas y rester trop longtemps.

La légèreté est dans la capacité de rire de soi-même, d’être moins rigide et plus tolérant, sans être laxiste pour autant.

La légèreté de l’être réside dans le fait de savoir être sérieux, sans se prendre trop au sérieux.

C’est l’art d’apprendre de nos erreurs sans se culpabiliser.

Vu comme ça, cela paraît très simple. Et ça l’est en vérité… Le comportement est un choix.

Il suffit de vivre le moment présent tout en y ajoutant plus de musique, plus de beauté, plus d’amour et plus de sourire… Et de chercher à choisir comment on veut agir à chaque instant, quel que soit le contexte.

 Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.