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L’impossible fait avec art, beauté et surtout avec cœur

Dans toutes les écoles qui enseignent le DeRose Method partout dans le monde, vous avez des créneaux d’entraînements de haute performance axés sur le développement de force et de souplesse et menant à une bonne forme et à un bon conditionnement physiques, ainsi qu’à une capacité substantielle de concentration et de discipline.
Dans la vidéo, vous pouvez voir la présentation de l’Entrepreneur et Formateur Anderson Gouveia (São Paulo, Brésil) lors de l’un des meilleurs stages de chorégraphie des techniques corporelles enseignées dans nos entraînements pratiques. Ce stage a eu lieu le mois de juillet à São Paulo et a été organisé par Livia Ligabó.

Qu’est-ce qu’il nous faut pour réussir ?

Avez-vous déjà pensé à vos habitudes ? Avez-vous déjà observé si elles sont productives ou contre-productives ? Est-ce que votre comportement vous apporte les résultats que vous souhaitez ?

Voici une vidéo qui résume le livre de Stephen Covey : Les 7 habitudes pour tout réussir. Dans ce livre, il parle des habitudes ou comportements fondamentaux  pour être efficace et réussir dans tout ce qu’on entreprend.

L’impact des habitudes

Nous sommes le résultat de nos habitudes. Ces sont nos habitudes qui façonnent notre avenir. 

Pour créer une habitude il faut de la discipline, de la régularité et des objectifs. Voici cinq astuces pour changer ou intégrer une nouvelle habitude dans le quotidien :

1. Réservez un temps pour votre nouvelle habitude et faites-la tous les jours au même horaire

Établissez une routine constante. Mais il faut toujours avoir une récompense, une sensation quelconque de plaisir à la fin.

Dans notre cerveau, les habitudes s’établissent au niveau des ganglions de la base (une région juste au-dessous du cortex cérébral) à travers le circuit de la récompense. Ce circuit  est le même qui se met en place dans le processus d’addiction et se caractérise par :

indice → rituel (répétition) → récompense  

Par exemple, si vous voulez prendre l’habitude de faire une activité physique tous les matins. Donc, l’indice c’est « se lever le matin ». Il faut créer le rituel, c’est-à-dire, se lever à-peu-près à la même heure et faire son activité. Juste après, il faut donner à votre cerveau une récompense, qui peut être, par exemple, un bon petit déjeuner (ou n’importe quelle autre chose que vous fasse plaisir). Une fois que l’habitude est installée, on n’a plus besoin de la récompense.

B. Soyez régulier pendant un temps suffisamment long

Pour créer une habitude il faut que vous parveniez à maintenir la discipline pendant un temps suffisamment long. Il y a des études disant que le temps nécessaire pour intégrer une nouvelle habitude est d’environ 21 jours, d’autres disent 30 jours. Faite le teste. Défiez-vous.

C. Entraînez votre cerveau et votre capacité de changement

Déterminez certains jours de la semaine pour entraîner le côté de votre cerveau qui n’est pas prédominant. Par exemple, si vous êtes droitier, ces jours-là vous allez essayer de tout faire avec la main gauche : se brosser le dents, prendre quelque chose, utiliser la souris de l’ordinateur, écrire, entre autres. Si vous êtes gaucher, vous allez entraîner la main droite.

Changez quelque chose tous les jours. Changez le chemin que vous faites pour aller au travail ; marchez de l’autre côté de la rue ; mangez des choses différentes ; faites au moins une chose autrement que d’habitude ; essayez d’apprendre au moins une nouvelle chose chaque jour.

Faites une activité créative. Écoutez ou faites de la musique, peignez, dessinez, faites des photos, écrivez. Trouvez votre voie pour développer et nourrir votre capacité créative.

D. Etablissez des objectifs à court, moyen et long terme

Réfléchissez au sens de votre vie. Essayez de vous projeter et demandez-vous où et comment vous voulez être d’ici 3 mois, 6 mois, 1 an, 5 ans… Avoir des objectifs nous permet d’être plus focalisé, de canaliser notre énergie dans la direction que l’on souhaite et de se auto-motiver. Néanmoins, on doit développer la capacité de profiter et tirer de plaisir tout au long du chemin. Il n’existe pas de « bonne » ou « mauvaise » habitude par défaut. Une mauvaise habitude est simplement celle qui va à l’opposé des nos objectifs dans la vie. De même, une bonne habitude est celle qui est en cohérence avec nous et nous mène vers où on veut aller.

E. Efforcez-vous sans forcer

Pour intégrer une nouvelle habitude de manière efficace, il faut qu’elle vous procure du plaisir. Ainsi, ne tombez pas dans le piège du tout ou rien. Il vaut mieux en faire peu, mais l’assurer avec plaisir et sans stress, de façon régulière, que d’en faire beaucoup un jour et rien le lendemain. Planifiez ce que vous pouvez vraiment faire.

(Extrait du livre « Et si le corps avait son mot à dire » de Renata Coura)

Comment développer l’intuition ?


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Comment apprendre à s’écouter et à développer son intuition ? L’intuition est à un niveau au-dessus du mental. Comme le disait Albert Einstein :  » Le mental intuitif est un don et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »

Pour développer la capacité intuitive, il est nécessaire d’apprendre à arrêter l’instabilité et les dispersions mentales. Voici quelques astuces :

1. Entraînez votre capacité d’abstraction

Notre plus grand facteur de dispersion mentale est notre propre corps, qui capte à travers les cinq sens beaucoup d’information de manière continue. Si nous travaillons pour développer une bonne forme et bien-être physiques, nous serons en mesure de faire abstraction de cet avalanche d’information. Cela est le premier pas pour réussir à nous concentrer. Lorsque nous maîtrisons cet état d’abstraction et parvenons à le prolonger suffisamment,  nous atteignons l’état de concentration. Il existe plusieurs techniques pour entraîner l’abstraction. Une des techniques consiste à se concentrer sur un son de base (d’une montre ou d’un métronome, par exemple) et puis de rajouter un autre son(une musique, par exemple) progressivement plus fort jusqu’à un volume maximum, tout en écoutant, tout le temps, le son de base. Sinon,  vivre le moment présent en est aussi un bon exercice d’abstraction !

2. Développez votre concentration

La concentration consiste à garder le focus sur une chose ou tâche mentale. Il existe de nombreuses techniques de concentration. Un entrainement intéressant est de compter mentalement de 1 à  100, de la manière suivante : 1-100, 2-99, 3-98…50-51. Lorsque nous maîtrisons et parvenons à suffisamment prolonger l’état de concentration, on atteint l’état de conscience qui est immédiatement au-dessus du mental, l’intuitif.

3. Cherchez à vous observer

L’observation de soi constitue un entrainement de concentration per se. En outre, nous observer,  nous permet de mieux nous connaitre et de mieux développer discipline et capacité de changement.

4. Développez discipline

La discipline est nécessaire à la réalisation de toute chose. C’est elle qui nous permet de s’engager dans l’action et dans l’entraînement requis pour atteindre un objectif quelconque et de persévérer pour arriver jusqu’au bout. Néanmoins, « la liberté est notre bien le plus précieux » (DeRose). Si la discipline fait violence à la liberté, optez toujours par la liberté.

5. Entraîner la méditation

L’entraînement de méditation fait de manière isolé n’est pas très efficace et peut même ne pas être anodin. À l’origine, la méditation faisait partie d’un ensemble de techniques très ancien, datant de plus de 5000 ans dans la région de la Vallée de l’Indus.  Plus tard, selon des études archéologiques et anthropologiques, ainsi que selon la mythologie,  ces techniques ont donné origine à certains arts martiaux et philosophies pratiques. Historiquement, la méditation a été adopté ensuite par d’autres philosophies. Et aussi de nombreuses méthodes de méditation isolée (en dehors du cadre dans lequel elle était à l’origine) ont été créée. Toujours est-il qu’il est connu aujourd’hui que cet état de conscience (ou l’entrainement pour l’atteindre) mène à une augmentation des perceptions et à un renforcement des processus cognitifs et d’attention. Cet état de conscience méditatif est au-dessus du mental et s’appelle aussi « intuition linéaire ». On pourrait dire que le développement de l’intuition équivaut à apprendre à piloter un petit avion qui nous fait prendre de la hauteur et voir plus clair et plus loin, en-dessus des nuages.

Venez découvrir !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

La véritable expression d’un art

Une des caractéristiques principales de la partie technique de la Méthode DeROSE est l’enchaînement chorégraphique. Cela puise ses origines dans de traditions très anciennes et remonte à une période où l’homme observait et imitait la nature.

Dans un premier temps, la chorégraphie nous permet de faire un riche travail de conscience corporelle et de l’espace vital. Au fur et à mesure que l’on s’entraine, on ressent aussi ses effets au niveau du développement du corps et du conditionnement physique. Dans un second temps, la chorégraphie nous permet aussi de travailler discipline, concentration, focus, respiration, observation de soi, dépassement de soi, entre autres choses qui peuvent finalement nous mener à un autre niveau de conscience et à une augmentation de nos perceptions et sensibilité.

Enfin, l’aspect chorégraphique peut atteindre un niveau plus raffiné et plus performant, comme la véritable expression d’un art. C’est cela que vous allez voir sur cette vidéo du Professeur et Démonstrateur Professionnel Lucio Pablo Martinez, dans une démonstration lors du XII DeRose Festival de Buenos Aires en Septembre 2015.

Une autre vision du monde – Partie 1

Tout le monde cherche à être heureux. Mais qu’est-ce que cela veut dire pour chacun de nous ?

Quelle que soit la réponse, être heureux dépend en grande partie de notre vision du monde et de nos relations humaines.

Voici quelques aspects, non exhaustifs, d’une vision du monde qui vise à promouvoir une expansion de la conscience, des bonnes relations humaines et un développement des performances et de la qualité de vie. La semaine prochaine, nous allons continuer en abordant d’autres aspects.

Et vous ? Quelle est votre vision ? N’hésitez pas à la partager avec nous !

1. L’émotion est inévitable, mais le sentiment est optionnel

 Le sentiment est un choix

Nous ne pouvons pas empêcher une émotion. Nous ne pouvons pas non plus empêcher ou contrôler les choses qui nous arrivent. Mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons traiter et interpréter cette émotion, ainsi que les sentiments qui en résultent. L’émotion est inévitable, physiologique même. Mais le sentiment, on peut le choisir consciemment. Et c’est le choix conscient de ce qu’on ressent qui va guider notre comportement vis-à-vis des gens et des situations.

Être heureux c’est aussi savoir montrer nos bons sentiments et transformer les sentiments moins bons en quelque chose de constructif. C’est apprendre à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. En effet, le bonheur ne devrait pas être vu comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Le vrai bonheur est un travail intérieur. C’est un choix de tous les jours, de chaque instant. Le bonheur est une manière de percevoir le monde et d’interpréter nos perceptions. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons les interpréter. Et au final, tout est une question de perception et d’interprétation.

2. Tout ce qui importe est le moment présent, ici et maintenant 

Vivre le moment présent

Le temps passe très vite, souvent inaperçu, lorsque l’on n’est pas capable de vivre et de tirer plaisir de chaque instant…même dans les situations les plus simples. Qu’est-ce que le bonheur, sinon la somme de tous les bons moments vécus et partagés ? Comment vouloir être heureux à la fin, si on n’a pas collectionné de petits moments heureux tout au long de la vie ? Comment être véritablement heureux si on ne se donne pas du temps pour soi-même et si on ne donne pas du temps ni d’attention aux personnes qui nous entourent ?

Notre conscience est là où on focalise notre attention. Porter l’attention au moment présent nous permet d’élargir nos perceptions et notre conscience, ainsi que de valoriser ce qu’on est en train de vivre à l’instant. Nous ne pouvons plus rien faire pour le passé et notre futur est la conséquence d’aujourd’hui. C’est ici et maintenant que nous pouvons agir, décider, choisir.

C’est le temps qui nous fait exister. Le temps est la seul chose importante pour que nous puissions laisser notre marque dans l’univers. Et c’est pour cette raison que vivre le moment présent est si important ! Chaque bon moment vécu et partagé, si vécu avec conscience, procure une expansion du temps et s’éternise.

« Ce que nous faisons dans cette vie résonne dans l’éternité «  (DeRose)

3. Nous sommes des êtres multidimensionnels 

nous sommes multidimensionnels

Nous ne sommes pas notre corps. Nous ne sommes pas notre profession. Nous ne sommes même pas notre tête. Nous sommes un ensemble qui comprend de nombreuses dimensions : notre forme et conditionnement physiques, notre santé et le fonctionnement du corps, notre émotionnel, notre famille, notre vie affective, notre mental, notre profession, nos valeurs, notre conscience et le temps qu’on se consacre pour élargir la connaissance de soi. Et si nous sommes tout cela, il est important de combler nos besoins dans tous ces aspects  afin de se développer de manière stable et de se sentir épanoui et heureux.

4. Quand tu auras des chaussures ferrées, marche sur les épines

Changez le monde en commençant par vous-même

Il s’agit d’un proverbe hindou qui fait référence au fait que « Les obstacles et les difficultés font partie de la vie et la vie est l’art de les surmonter » (DeRose). Et que plus important que de se plaindre ou d’avoir la prétention de changer le monde, on doit avoir l’obstination de se changer soi-même et de se construire dans sa meilleure version.

5. Se mettre à la place de l’autre, c’est comme faire un voyage dans un autre pays

Penser avec la tête de l'autre

On voit le monde à travers une vision personnelle et restreinte, qui n’est jamais celle des autres.

Nous supposons que ce qui est une évidence pour nous, l’est aussi pour les autres. En général, nous avons une grande difficulté à expliquer notre point de vue en menant l’autre à suivre notre chemin mental ou de voir à partir du même angle. Il est possible que cette difficulté résulte, d’une part, de notre peine à avouer que notre point de vue soit simplement un parmi d’autres possibles, n’étant pas une vérité absolue. D’autre part, cela résulte probablement de notre propre difficulté à penser avec la tête de l’autre, à voir à travers ses yeux , depuis sa perspective.

Nos interprétations sont toujours l’amalgame de nos expériences vécues, de notre état émotionnel, de nos peurs et de nos attentes. Ainsi, chaque individu représente un univers, dans lequel on risque de rester enfermé, si on ne prend pas la décision d’élargir ses horizons et de voir l’univers beaucoup plus large qui existe dehors.

Se mettre à place de l’autre est une preuve d’humilité et d’intelligence. Cela constitue un effort plus herculéen qu’on ne pense, mais il s’avère indispensable pour surmonter tout conflit. Bien évidemment, gérer les conflits ne se resume pas seulement à avoir cette capacité, mais cela représente une première étape très importante et cruciale. La bonne nouvelle c’est qu’il suffit de s’entraîner, sans cesse.

Ce qui est très intéressant, c’est que plus on apprend à voir à travers d’autres yeux, plus notre monde s’ouvre à d’autres formes, d’autres couleurs, d’autres possibilités. Notre conscience s’élargit et on commence à voir plus clair, comme sous une grand-angulaire.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Haute Performance Sportive – Polo

Pour développer sa meilleure performance dans le sport, il est nécessaire de travailler sur la préparation technique et tactique spécifique du sport en question, la préparation physique et la préparation mentale. La Méthode DeROSE procure un travail intense et puissant sur ce deux derniers, qui font souvent la différence entre un sportif commun et un champion.

Happiness is an inside job

Quel est le sens de votre vie ? Quel est votre objectif dans la vie ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Avez-vous déjà réussi à trouver la réponse ?

La plupart d’entre nous donnent une réponse presque automatique à la question : « être heureux ».

Mais que signifie vraiment être heureux pour vous ?

Un grand nombre de personnes passent toute leur vie sans plaisir et sans se faire du plaisir. Elles ne parviennent pas à saisir les bons moments ni à profiter de l’instant présent. Elles sont trop focalisées sur leur but d’être heureux…plus tard. Elles travaillent fort. Elles sacrifient leur vie et celle de leur famille. Elles cherchent à construire pour pouvoir en profiter…plus tard. Mais, souvent, le moment venu, elles n’ont plus de temps pour être heureux… plus de santé, plus d’énergie… Et là elles se rendent compte que la chose la plus précieuse est passée inaperçue et ne peut plus revenir en arrière : le temps.

Le temps passe très vite, souvent inaperçu, lorsque l’on n’est pas capable de vivre et de tirer plaisir de chaque instant…même dans les situations les plus simples. Qu’est-ce que le bonheur, sinon la somme de tous les bons moments vécus et partagés ? Comment vouloir être heureux à la fin, si on n’a pas collectionné de petits moments heureux tout au long de la vie ? Comment être véritablement heureux si on ne se donne pas du temps pour soi-même et si on ne donne pas du temps ni d’attention aux personnes qui nous entourent ? Être heureux c’est aussi savoir montrer nos bons sentiments et transformer les sentiments moins bons en quelque chose de constructif. C’est apprendre à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie.

En effet, le bonheur ne devrait pas être vu comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Le vrai bonheur est un travail intérieur. C’est un choix de tous les jours, de chaque instant. Le bonheur est une manière de percevoir le monde et d’interpréter nos perceptions. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, nous ne pouvons pas toujours choisir ce que nous ressentons. Mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons les interpréter. Et au final, tout est une question de perception et d’interprétation.

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Nous avons tous une vision du monde qui est basée sur l’ensemble des expériences vécues dès notre plus jeune âge. Cette vision du monde détermine d’une part notre perception automatique et inconsciente des choses, d’autre part l’interprétation qu’on lui donne. Puis, notre comportement est formulé à partir de cette interprétation, qu’il soit automatique ou conscient. Comme toute action engendre une réaction, le comportement adopté va déclencher une réponse chez l’autre et cette nouvelle expérience va souvent renforcer notre vision du monde. Autrement dit, notre cerveau passe son temps à essayer de prouver qu’il a raison et que notre vision du monde est correcte. Lorsque que l’on rentre dans cette boucle, notre communication et, par conséquent, nos relations interpersonnelles, sont dénaturées et moins efficaces. Ainsi, la clé d’une bonne communication et interaction sociale est dans la capacité à prendre du recul face à nos perceptions, à remettre en question notre vision du monde, et à choisir l’interprétation que nous allons adopter et qui ira par la suite orienter notre comportement.

Tout cela paraît évident sur le principe, mais la pratique n’est pas aussi facile. Il est vrai que certaines personnes ont une capacité innée de se mettre à la place de l’autre, de se focaliser sur les aspects positifs des gens et des situations et d’assumer un rôle de maître de soi-même et de sa vie. Mais la bonne nouvelle c’est que cela peut aussi être entrainé et développé. Tout d’abord, il est nécessaire de développer connaissance de soi, de manière à connaître ses conditionnements et à identifier ses vraies valeurs et besoins. Ainsi nous pouvons prendre des décisions cohérentes avec nos valeurs, plutôt que de simplement suivre ce qui nous est imposé par la société ou par nos propres automatismes.

De plus, il est important de comprendre que nous pouvons nous construire et construire la réalité autour de nous comme nous le souhaitons. Assumer un rôle d’acteur dans la vie et dans la construction de sa meilleure version est une des clés fondamentales pour l’épanouissement de l’individu. Par ailleurs,  le raffinement du comportement est aussi au cœur de la qualité de vie, de la performance et de l’accomplissement. Cela implique, entre autres choses, cultiver un comportement éthique et responsable vis-à-vis de la société et de l’environnement, ainsi qu’entretenir des relations humaines basées sur la générosité, le raffinement, l’élégance et le respect. Et l’élégance du comportement a plus d’écho sur celui qui l’adopte que sur celui qui le reçoit.

En outre, développer une vision du monde et de soi-même, plus consciente et lucide nous permet de prioriser ce qui est vraiment important et jouir d’une bonne qualité de vie. Cela consiste à répondre à l’ensemble de nos besoins en adoptant des habitudes qui permettent la stabilité et l’épanouissement physique, émotionnel et mental. Cela consiste également à faire du plaisir, de la joie et du bien-être le cœur de notre existence. En jouissant d’une bonne qualité de vie et en changeant notre mode de fonctionnement de manière à développer davantage la conscience et la connaissance de soi, on parvient à mieux vivre le moment présent, à être plus performant et à tirer satisfaction de toute chose, en faisant de chaque instant, un bon moment. Être focalisé sur nos objectifs et avoir clair le sens de notre vie est très important, mais il est encore plus important de parvenir à profiter du chemin. N’attendons pas pour être heureux à la fin, soyons heureux maintenant !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Comment développer la capacité de changement

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Nous sommes des êtres conditionnés. Toutes les expériences vécues depuis le plus jeune âge se cumulent pour former nos conditionnements, qui sont des comportements automatiques et inconscients.

Nous avons déjà vu comment notre cerveau fonctionne, à travers la communication entre le neurones. Ceux-ci sont comme des amis qui se parlent, qui établissent des connexions les uns avec les autres. Les neurones parlent plusieurs langues, qui sont les neurotransmetteurs et ce qui leur permet de parler, ce sont les impulsions électriques.

Lorsque l’on vit une expérience nouvelle quelconque, cela se traduit par l’établissement des nouvelles connexions au niveau du cerveau. C’est comme si des neurones qui ne se connaissaient pas, faisaient connaissance. Il y a donc tout un chemin neuronal qui se crée et qui est lié à l’expérience vécue. Ensuite, plus cette expérience est répétée, effectivement ou mentalement, plus ce chemin mental se renforce. C’est-à-dire qu’il s’active de plus en plus rapidement et automatiquement. C’est comme si les neurones devenaient des amis très proches et se parlaient très souvent. La conséquence, c’est que à chaque fois que quelque chose nous rappelle cette expérience, nous allons activer automatiquement ce circuit et donc répondre par le même type de comportement. Telle est la réalité neurobiologique de nos conditionnements.

Autrement dit, on peut aussi comparer nos comportements conditionnés à un cours d’eau. Dans ce contexte, à chaque expérience vécue c’est comme si on creusait la terre. Plus l’expérience se répète, plus profond est le creux, par où l’eau va passer. C’est-à-dire que l’eau (le comportement) va donc couler toujours dans la même direction. Voilà pourquoi il est tellement difficile de changer nos conditionnements, notre comportement et nos habitudes. Ils constituent des cours d’eau très profonds, creusés le long du temps. Ce sont des chemins mentaux créés et renforcés pendant des années.

Est-il donc possible de changer de comportement ? Est-il possible de changer un conditionnement ? La réponse est oui, à travers un reformatage du cerveau. Pour se faire, on doit créer un nouveau chemin neuronal. On doit creuser un nouveau cours d’eau qui va dans la direction souhaitée. Néanmoins, avant de pouvoir faire cela, il est nécessaire de prendre conscience de ses conditionnements. Il faut un grand travail d’observation de soi pour pouvoir identifier quelles sont les caractéristiques et les conditionnements que l’on veut changer et ceux qu’on veut avoir. Seulement après, on va travailler pour remplacer les uns par les autres. Une manière efficace de le faire est d’associer l’imagerie mentale à l’action effective.

L’imagerie mentale consiste à créer ces nouvelles connexions neuronales, à travers la activité mentale. Pour que cela soit crédible, il faut le faire par étape. D’abord on se fixe l’objectif et on se dit mentalement « je veux cela ». On crée donc des images mentales exactement comme on les souhaite. On imagine seulement des aspects positifs, car on sait déjà que le cerveau va enregistrer dans l’inconscient tout ce qu’on pense de manière répétée et qu’il n’enregistre pas le « ne…pas ». Si je vous dit : « ne pensez pas à un ours », vous allez justement penser à un ours, car votre cerveau va ignorer le « ne…pas ». Ces images mentales vont d’une part créer ces nouvelles connexions et d’autre part enregistrer ce que vous voulez dans votre mémoire inconsciente, qui va par la suite guider votre comportement automatique dans la direction souhaitée. Par ailleurs, les visualisions vous permettront d’identifier les étapes et les actions nécessaires à mettre en oeuvre. Un fois que vous vous sentez bien engagé à travailler pour cet objectif, vous pouvez passer à la deuxième étape, où vous allez vous dire mentalement : « je vais faire cela ». Le travail de visualisation continue, de la même façon. Dans cette phase, vous commencerez déjà à agir effectivement pour atteindre votre objectif et là vous formez un cercle vertueux, dans lequel la visualisation stimule l’action et l’action renforce la visualisation. Quand vous commencerez à avoir des petits résultats, quand vous vous sentez avancer, vous passerez à la troisième étape : « je suis en train de faire cela ». Le travail mental est toujours le même. Pour creuser profondément ce nouveau cours d’eau, il faut répéter le plus possible la visualisation. Tous les jours, voire plusieurs fois par jours. Si cela est fait dans un moment de décontraction, encore mieux.

L’action effective consiste bien évidemment à faire ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif, mais il s’agit aussi de créer toute une base comportementale favorable au changement. Nous ne pouvons pas éliminer un comportement, un sentiment ou une pensée. Tout ce qu’on peut faire est les remplacer. Pensez toujours à remplacer un comportement indésirable pour un que vous souhaitez avoir, un sentiment lourd par un sentiment positif et évolutif. Une pensée négative, par une pensée constructive. Ce remplacement n’est pas toujours évident, il faut être attentif et s’observer tout le temps. Et même si on est très conscient, à plusieurs reprises cela ne va pas marcher, car les vieux conditionnement seront encore plus fort. Il faut donc être patient et persévérant. Pensez que chaque situation est une opportunité pour creuser votre nouveau cours d’eau.

Quand aux émotions et aux sentiments, le changement peut être encore plus difficile. Dans ce cas, il faut utiliser « la roue de la transformation », selon laquelle, on va chercher à changer un sentiment négatif ou lourd qui nous paralyse, par son opposé, positif et qui nous met en mouvement. La clé est toujours la même: entraînement, avec discipline, persévérance et surtout volonté.

Sans titre

Une fois atteint l’objectif, on recommence tout de nouveau pour un nouvel objectif. Et comme ça, petit à petit, on se reconstruit exactement comme on le souhaite. On devient plus fort, plus libre, plus maître de notre vie et la conséquence de tout cela est l’épanouissement.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.