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L’impossible fait avec art, beauté et surtout avec cœur

Dans toutes les écoles qui enseignent le DeRose Method partout dans le monde, vous avez des créneaux d’entraînements de haute performance axés sur le développement de force et de souplesse et menant à une bonne forme et à un bon conditionnement physiques, ainsi qu’à une capacité substantielle de concentration et de discipline.
Dans la vidéo, vous pouvez voir la présentation de l’Entrepreneur et Formateur Anderson Gouveia (São Paulo, Brésil) lors de l’un des meilleurs stages de chorégraphie des techniques corporelles enseignées dans nos entraînements pratiques. Ce stage a eu lieu le mois de juillet à São Paulo et a été organisé par Livia Ligabó.

Si notre corps avait son mot à dire

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Lettre d’un métabolisme stressé

Cher humain, je sais que tu es déçu avec moi. Je sais que ces derniers temps tu me caches sous des vêtements larges et que tu évites le maillot de bain à la plage. Tu me demandes une énergie que je n’ai pas. Les biscuits et les sodas que tu ingères, ne me donnent pas ce dont j’ai besoin. Je suis surchargé et je suis malheureusement obligé de stocker de l’énergie sous forme de graisse. Je sais que tu as honte de ton stock d’énergie, mais ce que tu me demandes, je ne peux pas t’offrir. Je suis faible ! Je ne me repose pas et je ne me souviens même pas de mon dernier sommeil réparateur. Quand je me réveille, tu ne me nourris pas et quand tu me nourris, ce n’est pas avec la qualité que je mérite. Je suis stressé et au bord d’une dépression nerveuse. Je sais que tu attends plus de moi, mais je dois avouer que j’attendais plus de toi aussi. Tu me demandes du focus, de l’énergie et moins de gras. Je te demande de nutriments, de l’hydratation et du repos. Et tout comme toi, je fais le poireau. Tu es gêné par la constipation, mais chéri, je ne peux me permettre de rien laisser sortir maintenant. Ne me demandes pas à me rappeler quelque chose. Mon stock d’antioxydants est faible, mes membranes cellulaires inflexibles et la mauvaise graisse que tu consommes est en train de me tuer ! Je ne peux plus transporter le sucre que tu manges comme il faut. Et contre ma volonté, je dois faire appel à mon amie insuline plus souvent. Si tu te sens étourdi et si tu as mal à la tête, c’est de sa faute. Et tu sais bien comment elle est difficile, l’insuline. À chaque fois qu’elle apparaît d’une manière désorganisée, je suis obligé de stocker encore plus de matières grasses. Laisses tomber les crèmes et les massages. Je ne peux plus répondre à des stimuli externes. Je suis tellement stressé que j’ai demandé des conseils au cortisol. Il m’a conseillé de conserver autant de liquide que possible pour me protéger et de me débarrasser, dès que possible, du poids inutile des muscles. Eh bien, les muscles sont lourds et je ne suis plus en mesure de les porter. J’ai opté pour la graisse, je suis désolé. Avec la pénurie de nutriments, j’ai dû prendre de décisions drastiques. Je ne nourris plus ta peau et tes cheveux et tu les verras bientôt partir. Je suis tellement stressé que les capsules et les suppléments alimentaires ne sont plus absorbés. Je suis en colère contre toi et maintenant je ne veux plus discuter. Je t’écris cette lettre comme un adieu. Je suis en train de m’éteindre et bientôt le manque d’air sera évident. Plus je suis malade,  plus tu me fais violence avec des médicaments et, franchement, je ne comprends pas pourquoi me traiter comme ça. Il paraît que tu veux me voir souffrir. Non seulement tu m’as négligé toutes ces années, comme maintenant tu te plains à tout le monde du fait que je sois lent, que ton métabolisme soit lent. Ça fait mal ça ! Je suis né avec quelques imperfections, mais j’imaginais que toi, avec ton intelligence humaine, saurais bien s’occuper de ton corps. Je me suis trompé ! Tu n’as pas entendu mes signes et tu m’as usé. Maintenant que je me suis vidé, je te pose la question : Quand je serais complètement épuisé et que je serais parti, où vas-tu vivre ?

Auteur  inconnu (traduction libre par Renata Coura) 

Si ton corps avait son mot à dire, qu’est-ce qu’il te dirait ? 

Indépendamment de la réponse, il est toujours temps de s’occuper de notre corps, un de nos biens le plus précieux !  

Comment développer l’intuition ?


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Comment apprendre à s’écouter et à développer son intuition ? L’intuition est à un niveau au-dessus du mental. Comme le disait Albert Einstein :  » Le mental intuitif est un don et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »

Pour développer la capacité intuitive, il est nécessaire d’apprendre à arrêter l’instabilité et les dispersions mentales. Voici quelques astuces :

1. Entraînez votre capacité d’abstraction

Notre plus grand facteur de dispersion mentale est notre propre corps, qui capte à travers les cinq sens beaucoup d’information de manière continue. Si nous travaillons pour développer une bonne forme et bien-être physiques, nous serons en mesure de faire abstraction de cet avalanche d’information. Cela est le premier pas pour réussir à nous concentrer. Lorsque nous maîtrisons cet état d’abstraction et parvenons à le prolonger suffisamment,  nous atteignons l’état de concentration. Il existe plusieurs techniques pour entraîner l’abstraction. Une des techniques consiste à se concentrer sur un son de base (d’une montre ou d’un métronome, par exemple) et puis de rajouter un autre son(une musique, par exemple) progressivement plus fort jusqu’à un volume maximum, tout en écoutant, tout le temps, le son de base. Sinon,  vivre le moment présent en est aussi un bon exercice d’abstraction !

2. Développez votre concentration

La concentration consiste à garder le focus sur une chose ou tâche mentale. Il existe de nombreuses techniques de concentration. Un entrainement intéressant est de compter mentalement de 1 à  100, de la manière suivante : 1-100, 2-99, 3-98…50-51. Lorsque nous maîtrisons et parvenons à suffisamment prolonger l’état de concentration, on atteint l’état de conscience qui est immédiatement au-dessus du mental, l’intuitif.

3. Cherchez à vous observer

L’observation de soi constitue un entrainement de concentration per se. En outre, nous observer,  nous permet de mieux nous connaitre et de mieux développer discipline et capacité de changement.

4. Développez discipline

La discipline est nécessaire à la réalisation de toute chose. C’est elle qui nous permet de s’engager dans l’action et dans l’entraînement requis pour atteindre un objectif quelconque et de persévérer pour arriver jusqu’au bout. Néanmoins, « la liberté est notre bien le plus précieux » (DeRose). Si la discipline fait violence à la liberté, optez toujours par la liberté.

5. Entraîner la méditation

L’entraînement de méditation fait de manière isolé n’est pas très efficace et peut même ne pas être anodin. À l’origine, la méditation faisait partie d’un ensemble de techniques très ancien, datant de plus de 5000 ans dans la région de la Vallée de l’Indus.  Plus tard, selon des études archéologiques et anthropologiques, ainsi que selon la mythologie,  ces techniques ont donné origine à certains arts martiaux et philosophies pratiques. Historiquement, la méditation a été adopté ensuite par d’autres philosophies. Et aussi de nombreuses méthodes de méditation isolée (en dehors du cadre dans lequel elle était à l’origine) ont été créée. Toujours est-il qu’il est connu aujourd’hui que cet état de conscience (ou l’entrainement pour l’atteindre) mène à une augmentation des perceptions et à un renforcement des processus cognitifs et d’attention. Cet état de conscience méditatif est au-dessus du mental et s’appelle aussi « intuition linéaire ». On pourrait dire que le développement de l’intuition équivaut à apprendre à piloter un petit avion qui nous fait prendre de la hauteur et voir plus clair et plus loin, en-dessus des nuages.

Venez découvrir !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

La véritable expression d’un art

Une des caractéristiques principales de la partie technique de la Méthode DeROSE est l’enchaînement chorégraphique. Cela puise ses origines dans de traditions très anciennes et remonte à une période où l’homme observait et imitait la nature.

Dans un premier temps, la chorégraphie nous permet de faire un riche travail de conscience corporelle et de l’espace vital. Au fur et à mesure que l’on s’entraine, on ressent aussi ses effets au niveau du développement du corps et du conditionnement physique. Dans un second temps, la chorégraphie nous permet aussi de travailler discipline, concentration, focus, respiration, observation de soi, dépassement de soi, entre autres choses qui peuvent finalement nous mener à un autre niveau de conscience et à une augmentation de nos perceptions et sensibilité.

Enfin, l’aspect chorégraphique peut atteindre un niveau plus raffiné et plus performant, comme la véritable expression d’un art. C’est cela que vous allez voir sur cette vidéo du Professeur et Démonstrateur Professionnel Lucio Pablo Martinez, dans une démonstration lors du XII DeRose Festival de Buenos Aires en Septembre 2015.

Haute Performance Sportive – Polo

Pour développer sa meilleure performance dans le sport, il est nécessaire de travailler sur la préparation technique et tactique spécifique du sport en question, la préparation physique et la préparation mentale. La Méthode DeROSE procure un travail intense et puissant sur ce deux derniers, qui font souvent la différence entre un sportif commun et un champion.

Que se passe-t-il dans notre cerveau ? Partie 2

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque l’on fait travailler le corps de manière intelligente ? Et avant tout, qu’est-ce que cela veut dire ? Une même technique corporelle peut être faite dans le contexte de la danse, de la gymnastique, entre autres activités. Ce qui change d’un contexte à l’autre, c’est l’intention que l’on y met et où on place notre attention. Prenons l’exemple de la course à pied. On peut courir en écoutant de la musique, en parlant avec un collègue ou encore sur un tapis roulant, en regardant la télé en même temps. Ou on peut courir en plaçant l’attention sur sa respiration, sur les sensations du corps, concentré sur le moment présent et sur ce qu’on est en train de faire. Dans tous les cas, le travail physique, c’est-à-dire, au niveau des muscles, des articulations, du travail cardiovasculaire, sera presque le même. Mais si on se demande  dans quel cas le travail est plus conscient, il parait évident que c’est lorsqu’on y place notre attention. En effet, la conscience est là où on place notre attention.

La conscience est l’un des mots les plus difficiles à définir, d’autant qu’il n’est pas évident que la conscience, dont la raison est un outil, soit capable de se saisir elle-même. Néanmoins, on pourrait définir la conscience comme la qualité d’être conscient d’un objet extérieur ou de quelque chose en soi-même, une perception sensorielle ou mentale. Effectivement, John Locke, qui est à l’origine du concept moderne de la conscience, la définit comme «la perception de ce qui se passe dans son propre esprit d’homme ». D’après cette définition, l’importance de l’observation et de l’attention pour le développement de la conscience d’une quelconque chose devient claire.

Revenons donc au travail corporel intelligent. Les techniques corporelles travaillées dans la Méthode DeRose, tiennent compte de trois aspects : le physique (la technique elle-même – stable, confortable et esthétique), la respiration (consciente, profonde et rythmée) et l’attitude mentale (concentration, visualisation et intention). Lorsque nous exécutons une technique corporelle ainsi nous prenons, au fur et à mesure, conscience de tout notre corps, de chacune de ses parties, chacun de ses muscles, de ses mouvements. Cette prise de conscience du corps se traduit par l’établissement de nouvelles synapses, c’est-à-dire de nouvelles connexions entre certains neurones.

Rafa Ramos

En acquérant la conscience corporelle, nous apprenons à travailler le corps selon notre volonté, en le maîtrisant. Non seulement la permanence dans les techniques corporelles nous procure un apport considérable de force, de souplesse et de bonne forme physique, mais elle nous permet aussi d’acquérir une stabilité corporelle et physiologique – stabilité qui exige elle-même un fort travail au niveau émotionnel et mental (capacité à dépasser ses limites et à avancer). Autrement dit, une fois atteinte la maîtrise du corps, nous pouvons tirer confort et stabilité de toutes les techniques : une fois que les chemins sont tracés dans les complexes circuits neuronaux, le processus est automatisé par le corps. De ce fait, nous acquérons la stabilité nécessaire pour évoluer dans la pratique. Cette conscience et maîtrise corporelles, ainsi que le travail mental qui y est associé ne sont toutefois possibles que si l’entraînement est fait de manière régulière et discipliné. C’est la régularité qui nous permet d’automatiser les processus mentaux, en renforçant la communication entre les cellules nerveuses impliquées.

Nous n’avons plus, alors, à nous soucier de nous ajuster, ou d’adapter le corps et la pensée. Nous n’avons plus besoin de disperser notre pensée pour trouver le confort ou faire cesser l’inconfort. Nous travaillons la concentration et acquérons, en même temps, stabilité émotionnelle et mentale. Ainsi, bien que ce groupe des techniques soit définit comme des techniques corporelles, il ne se limite vraisemblablement pas au corps, ayant un effet conséquent sur notre fonctionnement cérébral.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.