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Qu’est-ce qu’il nous faut pour réussir ?

Avez-vous déjà pensé à vos habitudes ? Avez-vous déjà observé si elles sont productives ou contre-productives ? Est-ce que votre comportement vous apporte les résultats que vous souhaitez ?

Voici une vidéo qui résume le livre de Stephen Covey : Les 7 habitudes pour tout réussir. Dans ce livre, il parle des habitudes ou comportements fondamentaux  pour être efficace et réussir dans tout ce qu’on entreprend.

Qu’est-ce qu’il te faut pour être heureux ?

La science prouve aujourd’hui ce qui est le coeur de la proposition de la Méthode DeROSE :

« Notre Culture est une rééducation comportementale qui comprend notamment les bonnes relations humaines et tout ce qui pourrait être associé à cela «      (DeRose)

 Comment sont vos relations ? Et surtout, est-ce que vous êtes-vous déjà posés la question de qu’est-ce qu’il faut pour être capable d’entretenir de bonnes relations humaines ?

Les bonnes relations humaines

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« Notre Culture est une rééducation comportementale qui comprend notamment les bonnes relations humaines et tout ce qui pourrait être associé à cela  »     

DeRose

En effet, si on prétend avoir une bonne qualité de vie, cela passe nécessairement par la capacité à gérer et à entretenir de bonnes relations humaines. Nous sommes des êtres sociaux, ainsi comme autant d’autres espèces. Toute notre vie et même notre bien-être général dépendent de nos interactions avec nos pairs. Personne n’arrive à vivre isolée. La famille est le socle de socialisation primaire sur lequel va se forger la personnalité de l’enfant et plus tard celle de l’individu. Elle détermine la suite de l’apprentissage de la vie en société pour les individus. Après la famille, le deuxième groupe auquel on a à faire c’est l’école, où l’on découvre des contraintes nouvelles et où on est aussi en contact avec de nouveaux adultes et des groupes de pairs, c’est-à-dire, des individus qui ont une caractéristique commune. Ainsi, progressivement, depuis notre jeune âge, on construit notre vie sociale, en intégrant de différents groupes sociaux : la famille, les amis, les collègues d’études, les collègues de travail, les collègues de sports etc.  C’est à travers tout ces groupes que l’on forge notre personnalité et que l’on intègre les normes et les valeurs correspondants à notre contexte social.

L’interaction sociale étant une demande naturelle et nécessaire à l’être humain, cela devrait se faire de manière fluide et presque automatique. Pourtant, ce que l’on observe c’est que les relations et la communication humaines caractérisent un des plus grand défis à surmonter pour un vrai épanouissement personnel et professionnel. Plus le niveau d’activité et de complexité sociale augmente, plus on nécessite élargir les capacités cognitives et la conscience.

Les techniques et les concepts de la Méthode DeROSE vont agir en synergie pour nous procurer les outils nécessaires pour développer, entre autres choses, la capacité à mieux se connaître, à mieux gérer ses émotions et à développer l’empathie. Ce que nous permet par conséquent d’améliorer notre communication et nos relations interpersonnelles. Il s’agit du lien nécessaire pour pouvoir mettre en pratique ce que l’on connaît déjà. Après tout, préférez-vous avoir raison ou être heureux ?

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Une autre vision du monde – Partie 2

Dans la suite du post de la semaine dernière, voici d’autres aspects à tenir compte pour avoir une vision du monde favorisant le bien-être, la qualité de vie et l’accomplissement.

Laissez un commentaire pour partager avec nous votre vision !

6. Vivre avec les opposés

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Encore en parlant d’émotions et de sentiments, il peut être très difficile de changer ou de choisir ce que l’on ressent. Il est souvent plus facile de se laisser emporter par les émotions qui nous envahissent. Par exemple, quand on est triste, on peut avoir la tendance à faire de choses qui nous feront plonger encore plus dans ce sentiment. Dans ce cas, pour changer, il faut « vivre avec les opposés », en utilisant « la roue de la transformation », selon laquelle, on va chercher à changer un sentiment négatif ou lourd qui nous paralyse, par son opposé, positif et qui nous met en mouvement. La clé est toujours la même: entraînement, avec discipline, persévérance et surtout volonté.

7. Gratitude 

Merci

On éprouve de la gratitude quand on constate qu’une émotion positive a été déclenchée par l’action d’autrui. Le bien-être qui en découle est d’autant plus intense que la gratitude est exprimée. Lorsque l’on ressent de la gratitude, on change notre fonctionnement cérébral, en augmentant la production des hormones tels que l’ocytocine et de neurotransmetteurs tels que la dopamine, qui sont associés au système de la récompense et à la sensation de plaisir et de contentement.  Cela change notre perception des choses et par conséquent notre comportement face aux gens et aux situations. Ainsi, une spirale ascendante conduit la personne reconnaissante à être heureuse durablement.

Il a été montré que l’expression de la gratitude ne consiste pas seulement à communiquer un sentiment, mais qu’elle accroît le niveau de bien-être des personnes qui l’expriment.

L’orientation reconnaissante est l’un des traits de personnalité les plus liés au bien-être psychologique. Plusieurs phénomènes peuvent expliquer les liens entre gratitude et santé physique, mentale et sociale. Examinons d’abord l’impact de la gratitude sur la façon dont on traite les informations. Les personnes ayant un niveau élevé d’orientation reconnaissante se remémorent davantage de souvenirs positifs. Le sentiment de gratitude rend les aspects positifs de la vie plus saillants, ce qui renforce leur mémorisation.

Un exercice intéressant est de lister les noms de toutes les personnes qui ont déjà croisées notre chemin et auxquelles on aurait des raisons pour être reconnaissants. Nous pouvons aller encore plus loin et chercher consciemment dans toute situations des raisons pour remercier.

Pour changer notre mode de fonctionnement mental, on peut exprimer sa reconnaissance, mais aussi développer sa capacité d’attention. L’attention portée au moment présent est une condition préalable au sentiment de gratitude : il est impossible d’être reconnaissant pour quelque chose que l’on n’a pas remarqué. Il est donc important d’utiliser des rappels visuels suscitant des pensées de reconnaissance.

De plus, il est utile d’avoir des « partenaires de reconnaissance ». Certaines études montrent que les pratiques sportives ou culturelles, par exemple, sont plus régulières quand elles sont partagées avec des amis. On sélectionne des partenaires pour s’encourager mutuellement à développer un sentiment de reconnaissance envers les événements positifs de la vie. Il y a un effet de contagion émotionnelle : si l’un des partenaires éprouve un sentiment de reconnaissance, les autres membres du groupe ont tendance à ressentir une émotion de même type.

8. « Beaucoup perd celui qui n’a rien : la possibilité de donner » (DeRose)

Donner avant de recevoir

Et si on donnait même avant de recevoir ? Et si notre reconnaissance était préalable ? Et si on était plus préoccuper de ce qu’on peut donner que de ce qu’on peut recevoir ? Cela consiste à mener la gratitude à un autre niveau, dans lequel ses effets sont amplifiés. Cela nous permet de développer aussi de l’empathie, qui est sine qua non à l’intelligence émotionnelle et à l’entretien de bonnes relations humaines. Donner sans penser à ce qu’on pourrait avoir en retour, donner avant de recevoir peut nous procurer encore plus de plaisir et de bien-être. En outre, cela crée et renforce les liens entre les gens.

9. Contentement

Contentement

Si on arrive à intégrer et à mettre en place tous les autres items précédents, le contentent va de soi. Le contentement est l’art de parvenir à extraire du plaisir et satisfaction de toute situation. Le contentement et son antithèse, le mécontentement, sont indépendants des circonstances génératrices. Ils naissent, grandissent et ceignent l’individu seulement en raison de l’existence de germes de ces sentiments au cœur de la personnalité.

Cela ne veut pas dire pour autant que l’on doit s’accommoder et ne pas vouloir s’améliorer ou aller plus loin. Simplement, le fait de savoir gérer ses émotions et choisir son comportement, d’être capable de vivre le moment présent et de se mettre à la place de l’autre, de travailler constamment pour se devenir en mieux, tout en cultivant la gratitude et la générosité nous mène naturellement à un niveau de connaissance de soi et de conscience plus élargie, qui à son tour, nous fait ressentir du contentement.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeROSE à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Happiness is an inside job

Quel est le sens de votre vie ? Quel est votre objectif dans la vie ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ? Avez-vous déjà réussi à trouver la réponse ?

La plupart d’entre nous donnent une réponse presque automatique à la question : « être heureux ».

Mais que signifie vraiment être heureux pour vous ?

Un grand nombre de personnes passent toute leur vie sans plaisir et sans se faire du plaisir. Elles ne parviennent pas à saisir les bons moments ni à profiter de l’instant présent. Elles sont trop focalisées sur leur but d’être heureux…plus tard. Elles travaillent fort. Elles sacrifient leur vie et celle de leur famille. Elles cherchent à construire pour pouvoir en profiter…plus tard. Mais, souvent, le moment venu, elles n’ont plus de temps pour être heureux… plus de santé, plus d’énergie… Et là elles se rendent compte que la chose la plus précieuse est passée inaperçue et ne peut plus revenir en arrière : le temps.

Le temps passe très vite, souvent inaperçu, lorsque l’on n’est pas capable de vivre et de tirer plaisir de chaque instant…même dans les situations les plus simples. Qu’est-ce que le bonheur, sinon la somme de tous les bons moments vécus et partagés ? Comment vouloir être heureux à la fin, si on n’a pas collectionné de petits moments heureux tout au long de la vie ? Comment être véritablement heureux si on ne se donne pas du temps pour soi-même et si on ne donne pas du temps ni d’attention aux personnes qui nous entourent ? Être heureux c’est aussi savoir montrer nos bons sentiments et transformer les sentiments moins bons en quelque chose de constructif. C’est apprendre à ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie.

En effet, le bonheur ne devrait pas être vu comme une fin, mais plutôt comme un moyen. Le vrai bonheur est un travail intérieur. C’est un choix de tous les jours, de chaque instant. Le bonheur est une manière de percevoir le monde et d’interpréter nos perceptions. Nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive, nous ne pouvons pas toujours choisir ce que nous ressentons. Mais nous pouvons toujours choisir comment nous allons les interpréter. Et au final, tout est une question de perception et d’interprétation.

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Nous avons tous une vision du monde qui est basée sur l’ensemble des expériences vécues dès notre plus jeune âge. Cette vision du monde détermine d’une part notre perception automatique et inconsciente des choses, d’autre part l’interprétation qu’on lui donne. Puis, notre comportement est formulé à partir de cette interprétation, qu’il soit automatique ou conscient. Comme toute action engendre une réaction, le comportement adopté va déclencher une réponse chez l’autre et cette nouvelle expérience va souvent renforcer notre vision du monde. Autrement dit, notre cerveau passe son temps à essayer de prouver qu’il a raison et que notre vision du monde est correcte. Lorsque que l’on rentre dans cette boucle, notre communication et, par conséquent, nos relations interpersonnelles, sont dénaturées et moins efficaces. Ainsi, la clé d’une bonne communication et interaction sociale est dans la capacité à prendre du recul face à nos perceptions, à remettre en question notre vision du monde, et à choisir l’interprétation que nous allons adopter et qui ira par la suite orienter notre comportement.

Tout cela paraît évident sur le principe, mais la pratique n’est pas aussi facile. Il est vrai que certaines personnes ont une capacité innée de se mettre à la place de l’autre, de se focaliser sur les aspects positifs des gens et des situations et d’assumer un rôle de maître de soi-même et de sa vie. Mais la bonne nouvelle c’est que cela peut aussi être entrainé et développé. Tout d’abord, il est nécessaire de développer connaissance de soi, de manière à connaître ses conditionnements et à identifier ses vraies valeurs et besoins. Ainsi nous pouvons prendre des décisions cohérentes avec nos valeurs, plutôt que de simplement suivre ce qui nous est imposé par la société ou par nos propres automatismes.

De plus, il est important de comprendre que nous pouvons nous construire et construire la réalité autour de nous comme nous le souhaitons. Assumer un rôle d’acteur dans la vie et dans la construction de sa meilleure version est une des clés fondamentales pour l’épanouissement de l’individu. Par ailleurs,  le raffinement du comportement est aussi au cœur de la qualité de vie, de la performance et de l’accomplissement. Cela implique, entre autres choses, cultiver un comportement éthique et responsable vis-à-vis de la société et de l’environnement, ainsi qu’entretenir des relations humaines basées sur la générosité, le raffinement, l’élégance et le respect. Et l’élégance du comportement a plus d’écho sur celui qui l’adopte que sur celui qui le reçoit.

En outre, développer une vision du monde et de soi-même, plus consciente et lucide nous permet de prioriser ce qui est vraiment important et jouir d’une bonne qualité de vie. Cela consiste à répondre à l’ensemble de nos besoins en adoptant des habitudes qui permettent la stabilité et l’épanouissement physique, émotionnel et mental. Cela consiste également à faire du plaisir, de la joie et du bien-être le cœur de notre existence. En jouissant d’une bonne qualité de vie et en changeant notre mode de fonctionnement de manière à développer davantage la conscience et la connaissance de soi, on parvient à mieux vivre le moment présent, à être plus performant et à tirer satisfaction de toute chose, en faisant de chaque instant, un bon moment. Être focalisé sur nos objectifs et avoir clair le sens de notre vie est très important, mais il est encore plus important de parvenir à profiter du chemin. N’attendons pas pour être heureux à la fin, soyons heureux maintenant !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le miroir magique

Comment avoir une qualité de vie si l’on n’a pas de bonnes relations humaines ? Peut-être est-ce là que réside le secret de la gestion des émotions et du bien-être. Pour commencer, la tâche la plus difficile est d’apprendre à entretenir de bonnes relations avec nous-mêmes. Cela peut paraître évident au premier abord, pourtant aucun d’entre nous n’ignore à quel point il est difficile de se regarder en face. La découverte de soi est un chemin fascinant, et douloureux. Ainsi, avant de se découvrir, il faut impérativement se construire une solide estime de soi. Il faut apprendre à s’aimer dans la bonne mesure : assez pour avoir la force de se reconstruire, mais pas trop pour ne pas tomber dans la complaisance et stagner.

La manière dont tu te perçois, c’est très important. Mais la manière dont tu veux te construire, ça l’est encore plus.

Le processus de connaissance de soi passe par plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut prendre la résolution d’entreprendre ce chemin, avec la forte intention d’arriver à un but, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ensuite vient le stade de la prise de conscience. Chaque prise de conscience est susceptible d’entraîner en nous un état d’inconfort, de négation, de solitude. Et cela peut faire très mal… A mes yeux, il s’agit là de l’étape cruciale, et cette étape, il n’est pas toujours évident de la dépasser. Comme il est difficile de se regarder dans un miroir et de découvrir, une à une, nos imperfections, des plus superficielles jusqu’aux plus profondes ! On finit par se trouver laid, on se croit impossible à corriger. On détruit, petit à petit, toute l’image illusoire qu’on avait de nous-même. Et bientôt, on pense ne plus avoir assez de force pour continuer. Mais, non, croyez-moi, nous avons tous la force… pour peu que nous le voulions.

La tâche devient d’autant plus difficile quand il s’agit de nos relations interpersonnelles. Car les gens qui nous entourent sont souvent notre miroir, celui qui nous donne à voir ce que nous sommes véritablement. Parfois, la vérité qu’il nous renvoie est tellement dure à accepter que l’on finit par la nier et par se focaliser sur l’autre plutôt que sur nous-même. On se sent souvent victime de l’injustice d’autrui. On justifie souvent nos attitudes par les attitudes de l’autre.

Lorsqu’on arrive à dépasser ce moment critique, c’est pour nous un grand pas en avant. Et l’on passe à l’étape suivante : prendre conscience de la partie de responsabilité qui nous concerne dans tout cela. Cette phase où l’on se définit comme observateur de nous-mêmes et où l’on arrive à analyser les situations et les contextes avec plus d’impartialité. On prend du recul, on s’examine sans se juger. De cette façon, on parvient progressivement à voir nos erreurs, nos limitations et nos laideurs telles qu’elles sont vraiment ; à ne pas les laisser gagner des proportions excessives. Et on parvient également à voir nos qualités, nos vertus, nos capacités et nos beautés dans leur exacte mesure. Alors, seulement, on devient capable de s’aimer, malgré tout ce que l’on sait devoir améliorer en nous. Cet amour, sommé de l’intention qui nous a mis dans ce chemin d’amélioration constante, nous donne la force de nous détruire et de nous reconstruire tel que nous nous souhaitons, fait naître en nous une nouvelle personne, plus consciente, plus forte, plus raffinée…

C’est là que commence l’étape suivante, celle de l’action, de l’effort sur soi-même, mais aussi de l’acceptation et de la tolérance. Cette phase se construit avec persévérance : on doit essayer sans cesse, alors que l’on fait les mêmes erreurs, alors que l’on continue à avoir les mêmes réactions qu’auparavant, de les remplacer par de nouvelles habitudes. Cette phase est jalonnée d’échecs et de réussites. Avec le temps, les réussites doivent devenir plus nombreuses que les erreurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à remplacer définitivement la caractéristique ou le comportement indésirable par celui que l’on souhaite avoir.

Ce processus est continu et va se répéter pour toujours. À chaque nouvelle situation, à chaque nouveau contexte, à chaque nouvelle prise de conscience, le cycle recommence et les étapes se suivent jusqu’à une nouvelle réussite.

N’est-il pas fascinant de se dire que l’on peut devenir soi en mieux tous les jours, et pour toujours ?  Et de savoir que tout cela ne dépend que de nous-mêmes ?

Ce processus de connaissance, de transformation et de dépassement de soi est incontournable si l’on veut avoir de bonnes relations avec ceux qui nous entourent.

Mais là, il y a une nouvelle histoire qui commence…

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le comportement : une question de paradigme

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Le mot paradigme tient son origine du grec ancien paradeïgma qui signifie « modèle » ou « exemple ». Un paradigme peut être défini comme une représentation du monde, une manière de voir les choses. C’est une forme de rail de la pensée qui peut aussi faire obstacle à tout changement et à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. Les paradigmes tendent à différer selon les groupes sociaux et à changer dans le temps en fonction de l’évolution des connaissances. La notion de paradigme était initialement rattachée au domaine des sciences et de la philosophie. Mais, finalement, elle peut être appliquée à l’être-humain d’une manière générale. Le comportement humain est souvent guidé par des paradigmes. Nous pensons et nous agissons sans nous demander pourquoi nous continuons à penser et à agir comme nous le faisons quand il existes des alternatives. Et c’est pour cela qu’il peut être relativement facile de créer un paradigme, mais une fois qu’il est instauré, il est très difficile de le changer ou de le remplacer par un autre.

Pour mieux comprendre comment des nouveaux paradigmes sont créés, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous. La vidéo est en portugais mais les dessins parlent d’eux-mêmes.

Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et, au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes en haut. À chaque fois qu’un des singes tentait de grimper à l’escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres. Au bout d’un certain temps, à chaque fois qu’un des singes essayait de grimper sur l’escabeau, les autres le frappaient par crainte de prendre une douche glacée. Bien entendu, il arrive un moment où tous les singes ont appris la leçon et aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l’escabeau malgré la tentation de la banane.

Les chercheurs décidèrent alors de remplacer un des singes. Celui-ci découvre rapidement que lorsqu’il veut attraper une banane les autres lui tapent dessus. Quelques raclées plus tard, le nouveau membre de la communauté avait appris à ne plus grimper sur l’escabeau, sans même connaître la raison de cette interdiction.

Un deuxième singe fut remplacé et subi le même sort que le premier. Celui-ci, d’ailleurs, se joignait aux autres pour le battre dès qu’il tentait de grimper sur l’escabeau.

Chacun des autres trois singes ont été à leur tour échangés à des intervalles adéquats et le processus se répéta. ls subirent le même sort chaque fois qu’ils tentèrent de grimper sur l’escabeau.

Le groupe de cinq singes restant à la fin de l’expérience, bien que n’ayant jamais reçu la punition de l’eau froide, continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l’escabeau pour attraper une banane, comme le groupe le leur a appris.

S’il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent d’attraper la banane, je parie que leur réponse serait : « Je ne sais pas, mais ici ça a toujours été comme ça »

Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ?

Soyons plus conscients et plus libres : repensons nos habitudes, pensons en dehors du cadre, changeons nos paradigmes !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

L’essentiel est invisible… pour nos yeux

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On voit le monde à travers une vision personnelle et restreinte, qui n’est jamais celle des autres.

Nous supposons que ce qui est une évidence pour nous, l’est aussi pour les autres. En général, nous avons une grande difficulté à expliquer notre point de vue en menant l’autre à suivre notre chemin mental ou de voir à partir du même angle. Il est possible que cette difficulté résulte, d’une part, de notre peine à avouer que notre point de vue soit simplement un parmi d’autres possibles, n’étant pas une vérité absolue. D’autre part, cela résulte probablement de notre propre difficulté à penser avec la tête de l’autre, à voir à travers ses yeux , depuis sa perspective.

Nos interprétations sont toujours l’amalgame de nos expériences vécues, de notre état émotionnel, de nos peurs et de nos attentes. Ainsi, chaque individu représente un univers, dans lequel on risque de rester enfermé, si on ne prend pas la décision d’élargir ses horizons et de voir l’univers beaucoup plus large qui existe dehors.

Bien trop souvent, on se tait quand on devrait faire l’effort de bien s’exprimer. On parle quand on devrait faire l’effort de se taire et de bien écouter. Et c’est ainsi que l’on crée progressivement un chemin de mésentente et de conflit.

Se mettre à place de l’autre est une preuve d’humilité et d’intelligence. Cela constitue un effort plus herculéen qu’on ne pense, mais il s’avère indispensable pour surmonter tout conflit. Bien évidemment, gérer les conflits ne se resume pas seulement à avoir cette capacité, mais cela représente une première étape très importante et cruciale.  La bonne nouvelle c’est qu’il suffit de s’entraîner, sans cesse.

Ce qui est très intéressant, c’est que plus on apprend à voir à travers d’autres yeux, plus notre monde s’ouvre à d’autres formes, d’autres couleurs, d’autres possibilités. Notre conscience s’élargit et on commence à voir plus clair, comme sous une grand-angulaire.

Le message à retenir c’est qu’il n’existe pas de vérité absolue et il n’existe presque jamais une seule interprétation possible pour toute chose. Toute est une question d’angle, de perspective, comme par exemple dans les images que vous pouvez voir ci-dessous. Et finalement, si le plus important dans la communication est de transmettre un message, notre point de vue n’a plus aucune importance, puisque ce n’est qu’à travers la perspective de l’autre qu’on arrivera à lui faire passer le message. Après tout, l’essentiel est invisible… pour nos yeux.

3 ou 4 ?

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6 ou 9 ?
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Lapin ou canard ?

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 Ce text à été inspiré du texte de la Professeur Yael Barcesat publié  ici.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.