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La bonté engendre la bonté

La petite histoire

J’étais scout de 10 ans à 17 ans. Au Brésil, le scoutisme n’est attaché à aucun type de religion et les groupes sont mixtes, pour les filles et les garçons. Cette période était vraiment formatrice, surtout en ce qui concerne les concepts d’éthique, de civisme, de conscience sociale et environnementale et de travail en équipe. Dès lors, j’ai gardé la devise « semper parata » – toujours prête à servir – comme une valeur très importante dans ma vie.

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Bonne Action

Un des concepts que j’ai appris dans mon groupe de scout, c’est celui de bonne action, ou simplement BA. L’idée était de toujours faire au moins une BA par jour, étant attentif aux gens et à leurs besoins pour saisir les occasions d’aider. Cela pouvait être quelque chose  simple, comme aider quelqu’un à traverser la rue ou à porter quelque chose, récupérer un animal perdu, sourire à quelqu’un qui est triste, écouter quelqu’un qui a besoin, enfin… les possibilités étaient innombrables.

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Nous étions toujours très content après avoir fait une BA ! Et cela nous entrainait à être gentil, serviable et aimable, faisant de notre petit monde, un monde meilleur. Heureusement, j’ai gardé tout cela fortement intégré en moi et dans ma vie. Plus tard, à l’âge de 23 ans, j’ai découvert dans la Méthode DeROSE les mêmes principes d’éthique, de civilité, de bonnes relations humaines, générosité, responsabilité sociale et environnemental, entre autres… Si chacun de nous fait sa part, on transformera petit à petit le monde en meilleur.

Trois fois trois bonnes actions par jour

Un bon exemple de la proposition de rééducation comportementale de la Méthode DeROSE, plus connu internationalement comme DeROSE Method, c’est l’action effective pour transformer le monde à travers la générosité et responsabilité sociale. Nous pouvons appeler cela de bonnes relations humaines, de bonnes manières ou de bonnes actions.

Nous sommes ainsi tous invités à une expérience transformatrice. Nous allons comptabiliser le nombre de bonnes actions que nous faisons par jour :

Si on fait moins de trois bonnes actions, on peut considerer la journée comme une « journée de plomb ».

Si on fait trois bonnes actions, on a une « journée de bronze ».

Avec deux fois trois bonnes actions, on a la « journée d’argent ».

Ceux qui parviennent à faire trois fois trois bonnes actions, peuvent célébrer une « journée d’or ».

Mais, si vous parvenez à faire plus de trois fois trois bonnes actions, vous êtes notre héros et votre « journée sera de diamant » !

Après avoir répété suffisamment ce comportement, il rentrera en mode automatique et vous verrez que c’est finalement très facile à faire trois fois trois bonnes actions par jour. Les occasions sont partout, tout le temps. Tout est une question de créer l’habitude d’être gentil et cordial avec tout le monde, surtout avec ceux qui ne le méritent pas. Car, c’est facile d’être gentil avec quelqu’un d’aimable. Ce qui est difficile et méritoire, c’est d’être gentil avec quelqu’un de désagréable. L’exercice est de se mettre à la place de l’autre et essayer d’imaginer pourquoi il est en train d’agir ainsi. Peut-être qu’il a de graves problèmes dans sa vie personnelle ou professionnelle, peut être qu’il est malade ou a mal quelque part… Enfin, quand on se met à la place de l’autre, la tolérance et la compassion viennent d’elles-mêmes.

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Une expérience intéressante

Un groupe de création appelé « Action Productions » et son fondateur Henry Hitchcox, semblent partager les mêmes valeurs. Vérifiez dans la vidéo comment on peut éveiller ce que le gens ont de mieux et créer en cercle vertueux de bonté !

Et vous ? Avez-vous déjà fait votre BA d’aujourd’hui ?  Partagez avec nous votre expérience en laissant un commentaire !

Le miroir magique

Comment avoir une qualité de vie si l’on n’a pas de bonnes relations humaines ? Peut-être est-ce là que réside le secret de la gestion des émotions et du bien-être. Pour commencer, la tâche la plus difficile est d’apprendre à entretenir de bonnes relations avec nous-mêmes. Cela peut paraître évident au premier abord, pourtant aucun d’entre nous n’ignore à quel point il est difficile de se regarder en face. La découverte de soi est un chemin fascinant, et douloureux. Ainsi, avant de se découvrir, il faut impérativement se construire une solide estime de soi. Il faut apprendre à s’aimer dans la bonne mesure : assez pour avoir la force de se reconstruire, mais pas trop pour ne pas tomber dans la complaisance et stagner.

La manière dont tu te perçois, c’est très important. Mais la manière dont tu veux te construire, ça l’est encore plus.

Le processus de connaissance de soi passe par plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut prendre la résolution d’entreprendre ce chemin, avec la forte intention d’arriver à un but, quelles que soient les difficultés rencontrées. Ensuite vient le stade de la prise de conscience. Chaque prise de conscience est susceptible d’entraîner en nous un état d’inconfort, de négation, de solitude. Et cela peut faire très mal… A mes yeux, il s’agit là de l’étape cruciale, et cette étape, il n’est pas toujours évident de la dépasser. Comme il est difficile de se regarder dans un miroir et de découvrir, une à une, nos imperfections, des plus superficielles jusqu’aux plus profondes ! On finit par se trouver laid, on se croit impossible à corriger. On détruit, petit à petit, toute l’image illusoire qu’on avait de nous-même. Et bientôt, on pense ne plus avoir assez de force pour continuer. Mais, non, croyez-moi, nous avons tous la force… pour peu que nous le voulions.

La tâche devient d’autant plus difficile quand il s’agit de nos relations interpersonnelles. Car les gens qui nous entourent sont souvent notre miroir, celui qui nous donne à voir ce que nous sommes véritablement. Parfois, la vérité qu’il nous renvoie est tellement dure à accepter que l’on finit par la nier et par se focaliser sur l’autre plutôt que sur nous-même. On se sent souvent victime de l’injustice d’autrui. On justifie souvent nos attitudes par les attitudes de l’autre.

Lorsqu’on arrive à dépasser ce moment critique, c’est pour nous un grand pas en avant. Et l’on passe à l’étape suivante : prendre conscience de la partie de responsabilité qui nous concerne dans tout cela. Cette phase où l’on se définit comme observateur de nous-mêmes et où l’on arrive à analyser les situations et les contextes avec plus d’impartialité. On prend du recul, on s’examine sans se juger. De cette façon, on parvient progressivement à voir nos erreurs, nos limitations et nos laideurs telles qu’elles sont vraiment ; à ne pas les laisser gagner des proportions excessives. Et on parvient également à voir nos qualités, nos vertus, nos capacités et nos beautés dans leur exacte mesure. Alors, seulement, on devient capable de s’aimer, malgré tout ce que l’on sait devoir améliorer en nous. Cet amour, sommé de l’intention qui nous a mis dans ce chemin d’amélioration constante, nous donne la force de nous détruire et de nous reconstruire tel que nous nous souhaitons, fait naître en nous une nouvelle personne, plus consciente, plus forte, plus raffinée…

C’est là que commence l’étape suivante, celle de l’action, de l’effort sur soi-même, mais aussi de l’acceptation et de la tolérance. Cette phase se construit avec persévérance : on doit essayer sans cesse, alors que l’on fait les mêmes erreurs, alors que l’on continue à avoir les mêmes réactions qu’auparavant, de les remplacer par de nouvelles habitudes. Cette phase est jalonnée d’échecs et de réussites. Avec le temps, les réussites doivent devenir plus nombreuses que les erreurs, jusqu’à ce que l’on parvienne à remplacer définitivement la caractéristique ou le comportement indésirable par celui que l’on souhaite avoir.

Ce processus est continu et va se répéter pour toujours. À chaque nouvelle situation, à chaque nouveau contexte, à chaque nouvelle prise de conscience, le cycle recommence et les étapes se suivent jusqu’à une nouvelle réussite.

N’est-il pas fascinant de se dire que l’on peut devenir soi en mieux tous les jours, et pour toujours ?  Et de savoir que tout cela ne dépend que de nous-mêmes ?

Ce processus de connaissance, de transformation et de dépassement de soi est incontournable si l’on veut avoir de bonnes relations avec ceux qui nous entourent.

Mais là, il y a une nouvelle histoire qui commence…

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

Le comportement : une question de paradigme

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Le mot paradigme tient son origine du grec ancien paradeïgma qui signifie « modèle » ou « exemple ». Un paradigme peut être défini comme une représentation du monde, une manière de voir les choses. C’est une forme de rail de la pensée qui peut aussi faire obstacle à tout changement et à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. Les paradigmes tendent à différer selon les groupes sociaux et à changer dans le temps en fonction de l’évolution des connaissances. La notion de paradigme était initialement rattachée au domaine des sciences et de la philosophie. Mais, finalement, elle peut être appliquée à l’être-humain d’une manière générale. Le comportement humain est souvent guidé par des paradigmes. Nous pensons et nous agissons sans nous demander pourquoi nous continuons à penser et à agir comme nous le faisons quand il existes des alternatives. Et c’est pour cela qu’il peut être relativement facile de créer un paradigme, mais une fois qu’il est instauré, il est très difficile de le changer ou de le remplacer par un autre.

Pour mieux comprendre comment des nouveaux paradigmes sont créés, vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous. La vidéo est en portugais mais les dessins parlent d’eux-mêmes.

Un groupe de scientifiques plaça cinq singes dans une cage et, au milieu de celle-ci, un escabeau avec des bananes en haut. À chaque fois qu’un des singes tentait de grimper à l’escabeau, une douche glacée aspergeait automatiquement les autres. Au bout d’un certain temps, à chaque fois qu’un des singes essayait de grimper sur l’escabeau, les autres le frappaient par crainte de prendre une douche glacée. Bien entendu, il arrive un moment où tous les singes ont appris la leçon et aucun des singes ne se risqua plus à grimper sur l’escabeau malgré la tentation de la banane.

Les chercheurs décidèrent alors de remplacer un des singes. Celui-ci découvre rapidement que lorsqu’il veut attraper une banane les autres lui tapent dessus. Quelques raclées plus tard, le nouveau membre de la communauté avait appris à ne plus grimper sur l’escabeau, sans même connaître la raison de cette interdiction.

Un deuxième singe fut remplacé et subi le même sort que le premier. Celui-ci, d’ailleurs, se joignait aux autres pour le battre dès qu’il tentait de grimper sur l’escabeau.

Chacun des autres trois singes ont été à leur tour échangés à des intervalles adéquats et le processus se répéta. ls subirent le même sort chaque fois qu’ils tentèrent de grimper sur l’escabeau.

Le groupe de cinq singes restant à la fin de l’expérience, bien que n’ayant jamais reçu la punition de l’eau froide, continua à frapper tout nouvel arrivant qui tentait de monter sur l’escabeau pour attraper une banane, comme le groupe le leur a appris.

S’il était possible de parler avec ces singes et de leur demander pourquoi ils frappent ceux qui tentent d’attraper la banane, je parie que leur réponse serait : « Je ne sais pas, mais ici ça a toujours été comme ça »

Ce comportement ne vous semble-t-il pas familier ?

Soyons plus conscients et plus libres : repensons nos habitudes, pensons en dehors du cadre, changeons nos paradigmes !

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.

L’essentiel est invisible… pour nos yeux

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On voit le monde à travers une vision personnelle et restreinte, qui n’est jamais celle des autres.

Nous supposons que ce qui est une évidence pour nous, l’est aussi pour les autres. En général, nous avons une grande difficulté à expliquer notre point de vue en menant l’autre à suivre notre chemin mental ou de voir à partir du même angle. Il est possible que cette difficulté résulte, d’une part, de notre peine à avouer que notre point de vue soit simplement un parmi d’autres possibles, n’étant pas une vérité absolue. D’autre part, cela résulte probablement de notre propre difficulté à penser avec la tête de l’autre, à voir à travers ses yeux , depuis sa perspective.

Nos interprétations sont toujours l’amalgame de nos expériences vécues, de notre état émotionnel, de nos peurs et de nos attentes. Ainsi, chaque individu représente un univers, dans lequel on risque de rester enfermé, si on ne prend pas la décision d’élargir ses horizons et de voir l’univers beaucoup plus large qui existe dehors.

Bien trop souvent, on se tait quand on devrait faire l’effort de bien s’exprimer. On parle quand on devrait faire l’effort de se taire et de bien écouter. Et c’est ainsi que l’on crée progressivement un chemin de mésentente et de conflit.

Se mettre à place de l’autre est une preuve d’humilité et d’intelligence. Cela constitue un effort plus herculéen qu’on ne pense, mais il s’avère indispensable pour surmonter tout conflit. Bien évidemment, gérer les conflits ne se resume pas seulement à avoir cette capacité, mais cela représente une première étape très importante et cruciale.  La bonne nouvelle c’est qu’il suffit de s’entraîner, sans cesse.

Ce qui est très intéressant, c’est que plus on apprend à voir à travers d’autres yeux, plus notre monde s’ouvre à d’autres formes, d’autres couleurs, d’autres possibilités. Notre conscience s’élargit et on commence à voir plus clair, comme sous une grand-angulaire.

Le message à retenir c’est qu’il n’existe pas de vérité absolue et il n’existe presque jamais une seule interprétation possible pour toute chose. Toute est une question d’angle, de perspective, comme par exemple dans les images que vous pouvez voir ci-dessous. Et finalement, si le plus important dans la communication est de transmettre un message, notre point de vue n’a plus aucune importance, puisque ce n’est qu’à travers la perspective de l’autre qu’on arrivera à lui faire passer le message. Après tout, l’essentiel est invisible… pour nos yeux.

3 ou 4 ?

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6 ou 9 ?
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Lapin ou canard ?

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 Ce text à été inspiré du texte de la Professeur Yael Barcesat publié  ici.

Renata Coura

Entrepreneur et Professeur, née à Rio de Janeiro et Directeur Pédagogique de l’Ecole Rive Gauche de la Méthode DeRose à Paris.  Chercheur en Neurosciences à l’Inserm. Consultant en qualité de vie, amélioration des performances et neuromanagement.