Archives mensuelles : mars 2016

La part du Colibri

La part du Colibri (conte amérindien)

colibri

Un immense incendie ravage la jungle.

Affolés, les animaux fuient en tous sens.

Seul un colibri, sans relâche,

fait l’aller-retour de la rivière au brasier,

une minuscule goutte d’eau dans son bec,

pour l’y déposer sur le feu.

Un toucan à l’énorme bec l’interpelle :

“tu es fou, colibri, tu vois bien que cela ne sert à rien”.

“Oui, je sais” réponds le colibri, “mais je fais ma part”…

 

Belle et poétique façon de dire que nous avons tous, à notre échelle, notre part à jouer !

Notre planète souffre de la surexploitation de ses ressources par l’Homme.

Et si, par de simples actions au quotidien, nous faisions notre part pour améliorer la situation?

 

Voici 10 suggestions plus ou moins simples à appliquer au quotidien pour diminuer notre empreinte. On commence dès aujourd’hui ? 😉

1- Acheter avec conscience

Comment acheter avec plus de conscience ? En réalisant que chaque acte d’achat à forcément une conséquence sur l’environnement, forte ou faible, définitive ou temporaire. Et en gardant cela en tête, on achète plus ‘conscient’.

On peut déjà commencer par se demander : est-ce que j’ai vraiment besoin de cet achat ? Est-ce que ce nouvel appareil électronique va vraiment changer ma vie ? Celui que j’ai déjà ne me suffit-il pas ?

Nous sommes en permanence poussés à acheter de manière compulsive, en multipliant ou en renouvelant des produits plus vite que nécessaire.

La qualité de vie vient aussi de la capacité à vivre en dépensant moins de 80% de nos limites de budget. Au final, en dépensant moins, c’est bon pour notre portefeuille, mais aussi pour la planète !

2- Quel cycle de production ?/acheter ‘local’ ?

Quel est l’impact sur l’environnement de la production de ce produit ? Est-il artisanal, industriel, de quelles matières est-il constitué, est-il produit localement ou de l’autre côté de la terre ?…

L’empreinte écologique d’un produit doit se mesurer sur un bilan global : est-il fabriqué avec des ressources qui ne sont pas infinies, voire rares ? Est-ce qu’on l’achète dans une marque ou un réseau respectueux des petits producteurs ?

Si on achète plus ‘local’ ou national, ce sera plus valorisant pour l’économie locale et donc aussi, à la fin de la chaîne, mieux pour assurer la survie ou la création d’entreprises, et préserver nos emplois !

3- Acheter durable

Si on envisage un achat d’un produit qui est solide et durera plus dans le temps, en en prenant soin, on améliore le bilan écologique et économique de cet achat ! Est-ce qu’on achète quelque chose pas cher, de moins bonne qualité, et qu’on va devoir renouveler rapidement parce qu’il sera devenu inutilisable ou est-ce qu’on achète directement, un peu plus cher, un produit qu’on va garder pendant longtemps sans devoir le renouveler ?

De même, si un appareil a un jour un problème ou une panne, il vaut mieux réfléchir à deux fois si on veut vraiment le remplacer (c’est toujours dans l’intérêt des vendeurs de renouveler un produit !).

 

Il existe de plus en plus d’endroits où on peut faire réparer ses appareils, voire trouver la solution et réparer nous-même en navigant sur des blogs dédiés sur internet.

4- Réduire ou supprimer la consommation de viande

En 2013, un rapport de la FAO soulignait que l’élevage était responsable de près de 15 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, plus que l’ensemble du secteur des transports (environ 13% selon le GIEC)… (source http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2202_surconsommation_viande.php)

Le rapport de Foodwatch propose une illustration de l’effet sur le climat de 3 types de régimes alimentaires. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de GES qu’une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.

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De plus, de plus en plus d’études mettent en avant les risques pour la santé de l’abus de consommation de viandes rouges… Une fois de plus, ce qui est valable (et bon) pour l’environnement l’est aussi pour vous !

5- Respecter les saisons et la biodiversité

Dans le cas de la nourriture, les preuves sont de plus en plus accablantes des effets dévastateurs des pesticides sur la santé. L’idéal ici serait de privilégier au maximum les cultures bio et les produits issus de cette filière. Cela fait maintenant plus de 10 ans, à titre personnel, que je consomme le plus possible de produits bio, avant que cela ne soit devenu une mode. Et je vois avec plaisir les rayons bio s’étoffer d’année en année. Ce qui a déjà aujourd’hui des vertus sur le prix de revient de ces produits, qui se démocratisent au fur et à mesure de l’augmentation de la demande. D’autre part, l’avantage de ces cultures est qu’elles privilégient aussi des variétés qui avaient tendance à tomber dans l’oubli, au risque de disparaître. Plus on préserve d’espèces et de variétés, plus nous serons durables dans notre évolution, en évitant la monoculture et ses problèmes potentiels.

Enfin, un point non négligeable, qui permettrait d’économiser beaucoup d’énergie, serait de mieux respecter les saisons, en consommant le plus possible de fruits et légumes de saison, en évitant de transporter sur de longues distances des produits importés. Ce qui, effet vertueux, nous laisserait également mieux connectés avec le cycle de la nature.

6 – Transports

Le mode de transport que vous adoptez aura lui aussi un impact plus ou moins fort sur l’environnement. Préférer le train à l’avion dès que c’est possible, le covoiturage à la grosse voiture pour une seule personne, etc. Et pour les déplacements courts, pourquoi pas plus de vélo? 🙂 Dans tous les cas les transports en commun auront un impact plus faible. Et, sinon, la marche à pied a elle aussi ses vertus, en nous laissant le temps d’observer et d’apprécier le paysage (qu’il soit urbain ou naturel).

7- Consommation d’énergie

Là aussi il y a beaucoup de potentiel d’amélioration! Quid de tous vos appareils électriques laissés en veille toute l’année? Imaginez le gain d’énergie total sur un pays comme la France si toute la population ne laissait aucun appareil en veille! De même, l’impact total sera énorme si tout le monde fait plus attention à sa consommation de chauffage, aux impressions sur papier, aux piles non rechargeables, etc… Il y a d’autres gestes simples comme couvrir une casserole lorsqu’on fait chauffer de l’eau pour la faire bouillir, pour que le processus soit plus rapide et avec moins de dispersion d’énergie. Et on pourrait ici revenir également à la problématique des transports évoquée plus haut.

8- Déchets et tri

Une fois consommé, qu’arrive-t-il à vos produits? Est-ce que vous avez pris l’habitude de faire consciencieusement le tri? D’emmener les déchets spécifiques dans les centres de tri? Si vous avez la chance d’avoir une maison avec un jardin, utilisez vos déchets organiques pour créer du compost, ou pour nourrir vos poules par exemple! 🙂

Et sinon, comme pour les autres points, on peut essayer d’anticiper au maximum le problème, en achetant plus local, en prenant garde à ne pas acheter des produits « suremballés ».

Et, anticiper également en achetant raisonnablement, pour éviter de gaspiller. Par exemple pour les aliments, en cuisinant le plus possible la totalité des produits (il y a des parties de légumes par exemple qui peuvent être utilisées pour des recettes différentes.)

9- Préserver l’eau

Point très important, souvent ignoré, l’eau potable n’est pas une ressource inépuisable! Pensez à ne pas laisser couler le robinet quand vous vous brossez les dents, préférez une douche à un bain, etc Et, pourquoi ne pas récupérer l’eau de pluie pour des besoins où l’eau du robinet n’est pas primordiale (pour l’arrosage par exemple)?

Par ailleurs, on peut à notre échelle également veiller à réduire la pollution de l’eau, en ne vidant pas de produits dangereux dans nos égoûts, en déposant plutôt ces produits dans des centres de tri. Et, bien évidemment, en ne considérant pas la mer pour une poubelle géante, qui aurait la capacité à digérer tout ce qu’on lui envoie…

10- Prendre soin de la nature/être eco-citoyen

Vénérer la nature dans ce qu’elle a de plus beau, quoi de mieux pour s’évader et profiter de la vie? Nous sommes aujourd’hui un peu trop souvent coupés d’elle, vivre plus intensément avec elle permettra d’activer plus de conscience environnementale. Enfin, n’hésitez pas à défendre les bonnes causes dès que possible. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les pétitions sont encore plus accessibles. Pourquoi ne pas militer plus, chacun à sa manière, pour plus de défense de l’environnement et de la biodiversité?

 

On commence, à travers toutes ces étapes, simples pour la plupart, à voir qu’il est possible d’agir individuellement pour préserver la planète. C’est un exercice qui peut paraître pénible au début, mais avec un peu d’entraînement et de pratique, cela passera en mode automatique, dans la zone du cerveau qui gère les habitudes, et on finira par faire ces actions au quotidien sans même se poser la question ! La finalité en vaut la peine !

Nous sommes tous interconnectés

L’homme primitif vivait pleinement intégré à la nature et respectait sa puissance. Au fur et à mesure que l’homme a compris le fonctionnement de la nature et qu’il a appris à l’utiliser en sa faveur l’homme s’en est déconnecté. Maintenant, la nature était là pour servir à l’homme à tous les niveaux. Et l’homme à donc commencé à l’explorer et à la détruire.

Avec le développement social et technologique, les hommes se sont aussi déconnectés les uns des autres. L’homme s’est même déconnecté de soi-même.

Le résultat c’est que nous avons cultivé des maladies physiques, émotionnels, mentales, sociales et environnementales… Maintenant, l’homme commence à se rendre compte qu’il est constitué de plusieurs dimensions interconnectées et interdépendantes. Il commence à réaliser que nous sommes tous liés. Nous sommes tous interconnectés !

Assumons maintenant notre responsabilité : changeons notre comportement, changeons notre vie et changeons ainsi  le monde !